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Version 7 : It's always summertime

Et voilà déjà la sixième version de Pepperville.
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 Un lapin, c'est plus mignon quand c'est un animal. (Hal&Enzo)

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Lorenzo T. Romanelli
Puppy

Message(#) Sujet: Un lapin, c'est plus mignon quand c'est un animal. (Hal&Enzo) Mar 5 Juin - 20:27

T'es tiré à quatre épingles, ce soir. T'as mis une petite chemise et un joli pantalon, pas trop large. Tu as même noué tes cheveux en arrière. T'as un joli et grand sourire, quand tu te regardes dans le miroir. T'es satisfait du reflet, devant toi. T'es beau comme ça, Enzo. Tant mieux, parce que ce soir, t'as un rencard. T'as rencontré un homme magnifique, sur un site de rencontre. Et ce soir, vous vous êtes donné rendez-vous dans le petit bar de Pepperville. Une petite touche de parfum, tu arranges ton col de chemise, tu enfiles ton blouson et c'est partit. Clé, téléphone et cigarettes en main, c'est bon! Tu fais un petit câlin a tes animaux, en leur expliquant que papa sort un peu et reviens après, puis tu t'en vas. Beaucoup se moquerait de toi, de te voir parler à tes animaux comme ça, comme si c'était des personnes à part entière. Oui, c'est ta famille, tes enfants, en quelques sortes. Tu vérifies si tu as bien le cadeau, dans ta poche. deux places de cinéma, pour aller voir un film. Parfait.

Dans la voiture, tu stresses un petit peu. Comment ça va se passer? Est-ce que tu vas lui plaire? Est-ce que ça va bien se passer? Une fois garé dans la rue, tu prends le temps de fumer une cigarette, adossé au mur du bar. La pression redescend un peu. Vous avez rendez-vous dans cinq minutes, il va pas tarder à arriver. Tu rentres dans le bar et tu t'accoudes au comptoir. Tu patientes. Tu attends un peu. Il est l'heure. Tu regardes vers la porte. Personne n'arrive.

Cinq minutes... Dix minutes... vingt minutes....

Tu vas commencer sans lui, tant pis. Il doit surement avoir prit du retard, ce sont des choses qui arrivent, si il y a de la circulation, un accident ou peut importe. Tu commandes un whisky, que tu sirotes en jetant des petits coups d’œil vers la porte, de temps en temps. Tu soupires un peu. Ça fait plus d'une demi-heure que tu attends. Tu t’assois au bar, tu prends un deuxième verre de whisky, un troisième. Une heure, une heure trente. Un cinquième verre. Laisse tomber Enzo, il viendra pas, c'est foutu.

Un lapin, c'est plus mignon, quand c'est un animal.

Tu reposes ton verre vide sur le comptoir. Tu sors les deux places de cinéma de ta poche, pis tu les regardes, tout pensif. A quoi bon... Tu vois quelqu'un à côté de toi. Si ça peut faire plaisir à quelqu'un, autant en faire profiter. Tu t'approches et tu poses les deux places devant la personne. "J'étais censé les utiliser ce soir, avec un rencard, mais ce rencard à du avoir quelque chose de plus intéressant que moi...", que tu dis doucement, un peu peiné et blasé à la fois. Tu rajoutes, "si ça peut faire plaisir à quelqu'un..." Tu souris, un peu tristement et puis tu te commandes un sixième verre de whisky.
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Hal Travis
Jeune chaton

Message(#) Sujet: Re: Un lapin, c'est plus mignon quand c'est un animal. (Hal&Enzo) Mar 5 Juin - 22:57

« Haaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaal !» Ce fut une sorte de crissement à demi-humain, plus proche du croassement d'un corbeau que de la voix juvénile de sa sœur qui le tira de la torpeur dans laquelle il était plongé depuis quelques minutes à présent, à demi-endormi devant sa pomme entamée. Inutile d'avoir un surnom si c'était pour le crier aussi longtemps. Visiblement, Lisa avait des poumons bien remplis car elle réitéra son appel à peine quinze secondes plus tard, alors que le jeune homme avait la bouche bien pleine. Il était plus ou moins bien élevé, certes, mais n'avait jamais supporté de parler la bouche pleine. «  Oui ? » répondit-il sur le même ton, c'est à dire assez fort pour réveiller le chat qu'ils avaient enterré dans le jardin il y a quelques années de ça. « Monte s 'teplait ! » Le brun roula des yeux. Il n'avait pas grand-chose en commun avec Lisa, à part, bien entendu, leur manière de bouffer les mots comme s'ils avaient un kilo de plumes et de tabac à chiquer qui leur collait au palet. Que dire ? Il parlait comme un redneck. Bah c'était ce qu'il était. Blanc, pauvre et ignare. Il se plaisait à se dire qu'au moins, il n'était pas raciste et sexiste comme certains. Hal laissa en plan les vestiges de son repas – c'était pas la première fois, ce ne serait pas la dernière. C'était même monnaie courante dans une famille de sept. - et monta les escaliers le plus lentement possible.

«  Bon, tu t'dépêches !!! » Hal lui aurait bien fait un geste très grossier mais il était inutile de le faire dans l'vide, non ? Puis, c'était pas très chrétien. «  T'es où ? » Sa sœur lui cria qu'elle était dans la salle de bain et il se demanda aussitôt ce qu'elle pouvait bien lui vouloir. Il avait très vite appris à garder ses médicaments et tout ce qui pouvait «  s'emprunter » et ne jamais réapparaître dans sa chambre : les Travis n'avaient aucune honte à se piquer des choses entre eux. Il frissonna. Mon dieu, si ça se trouve elle va te demander une capote. Un truc du genre. Pire, elle est enceinte. Seigneur Jésus Christ. Il toqua et entra. C'pas comme s'il n'avait jamais vu Liza nue, mais bon, quand même. «  Eh beh, enfin ! T'as intérêt à êt' plus réactif à ton prochain derby ! » Hal s'adossa contre la porte, la jaugeant du regard : sa sœur se vernissait les ongles d'un air détaché, propre à toutes les jeunes filles qu'il avait fréquenté au lycée. Excepté Olga. Oh, non, Olga n'avait jamais eu l'air détaché. « Ça fait toujours plaisir de discuter avec toi ! » grimaça t-il. «  Il faut que tu ailles voir Alex', » le coupa t-elle sans ménagement. «  J'ai oublié de lui faire signer ça pour l'école et je sais qu'on la verra pas demain matin. » Hal ouvrit des grands yeux. «  J'ai l'air d'êt' ton coursier ?! T'as qu'à y aller, toi ! »

Bref. Il avait craqué sous les supplications de Lisa, qui avait, paraîtrait-il, des devoirs à rendre. Après tout, Hal n'avait même pas daigné faire semblant de travailler au lycée, donc oui, il ne comprenait pas vraiment l'acharnement de Lisa. Il était peu probable qu'elle aille un jour à l'université. Mais bon. Il poussa la porte du Valhalla. Le bar était calme, comme une ville portuaire au lendemain d'une tempête. Les jours étaient doux, mais visiblement pas assez pour que les habitants sortent déjà en pleine semaine. Pepperville était un gros chat endormi : rien d'étonnant, après ce rude hiver qui avait apporté à chacun son lot de tracas et de soucis à régler au jour le jour. Alexis semblait désœuvrée : Hal lui fit signer le mot et elle lui tendit un verre de whisky sec. Ils discutèrent quelques minutes, puis elle s'excusa – j'dois aller faire la réserve – et Hal se retrouva seul.

Cela ne le dérangeait pas. Il était solitaire de nature, comme une palourde qui se refermait brusquement en cas d'une attention trop prolongée, quitte à sacrifier les doigts timides qui s'aventuraient vers lui. Il sirotait son whisky, les yeux rivés sur le football – Jacksonville vs Tennesse – et se demandait s'il n'aurait pas du parier, ce matin, avec les collègues, quand quelqu'un posa deux tickets devant lui, un geste qui lui parut presque sorti d'une autre époque, d'un autre temps. Il leva les yeux pour croiser le regard d'un drôle de type dégingandé, qui, il devait l'avouer, ressemblait à un mannequin : non seulement par sa taille ; il surplombait Hal comme le plus vieux chêne d'une forêt surveille ardemment les bûcherons qui n'osent jamais l'abattre, mais aussi par une élégance peu commune à Pepperville. «  Bah... y'avait bien le football américain... Mais vu le match, c'était vraiment pas la peine de te poser un lapin. » Il se rendit aussitôt compte que ce genre de remarque pouvait être mal interprétée – après tout, ils ne se connaissaient ni d'Eve ni d'Adam. -. Hal toussota. «  Hmmm... Désolé. J'imagine que c'est pas très cool. » A vrai dire, il n'en savait rien. «  C'est gentil . Mais j'vais jamais au cinéma. La fille qui y travaille me déteste. J'ai peur qu'elle m'assassine dans le noir.  » déclara t-il d'un air si sérieux que personne n'aurait pu dire s'il s'agissait d'une observation paranoïaque ou d'une plaisanterie de mauvais goût. Hal imita le brun et commanda un autre whisky et il précisa, comme à un son habitude, sec, bien sec. «  Tu devrais les garder. On sait jamais, ton rencard a sûrement une très bonne excuse. Dans le cas contraire, ben c'est une conne, ou un con et vaut mieux le savoir maintenant que dans deux ans. » conclut-il en posant les deux coudes sur le comptoir, comme un pilier de bar.
 
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Lorenzo T. Romanelli
Puppy

Message(#) Sujet: Re: Un lapin, c'est plus mignon quand c'est un animal. (Hal&Enzo) Mer 6 Juin - 7:34

A trop patienter, la patience finit par s'en aller. Tu pianotes sur ton téléphone. Un c, un o, un n, un autre n, un a, un r, et un d. Et puis tu l'envoies, un appuyant sur l’écran, comme on appui sur les touches d'une télécommande, quand la pile est presque à plat. Comme si ça allait changer quelque chose. Il est pas venu, t'es passé pour un con, et tu détestes ça. On t'y reprendra pas deux fois. Tu reluques ton verre de whisky vide, pensif. Ton portable vibre. Le message a été reçu par le connard, mais aucune réponse. Pff...

Les deux places de cinéma, tu les poses devant le mec à coté de toi, il a l'air tout seul lui aussi. C'est triste un peu. Alors si tu peux faire une bonne action, c'est le moment. Il a l'air de se moquer de toi, un peu ou beaucoup. Tu sais pas trop, t'as du mal à le cerner, ce type. Tu fronces les sourcils. Il te compare à un match de foot. Ah ouais, c'est le genre de mec macho, un peu. Genre affalé dans un canapé, une bière à la main, un match à la télé et pis bobonne à côté, qui lui taille une pipe en faisant le ménage, en fait. Insupportable. Tu dis rien, tu te contentes de le regarder dans les yeux, sourcils froncés, tentant d'essayer de comprendre ce qu'on peut trouver d'agréable, à regarder des mecs courir après un ballon, en brassant des billets par millions. Tu sais pas trop. Pourtant, plus jeune, tu aimais bien ça, toi aussi. Mais avec le temps, t'as finit par trouver ça inutile, ça prend la tête. Alors être comparé à du foot, c'est tout pareil que d’être comparé à une merde, pour toi. Tu détournes les yeux. Indiscernable, ce gars.

Après, il te parle d'une fille, qu'a envie de le tuer. C'est pour ça qu'il va jamais au cinéma. Il a peur qu'elle le bute, dans le noir. Tu peux pas t’empêcher de lui balancer un petit, "Si t'es toujours aussi agréable, dans tes paroles, ça m'étonne même pas. Tu dois avoir beaucoup de gens qui veulent se débarrasser de toi. Fait attention, Pepperville ne manque pas d'idée, pour dissimuler un corps." Tu lui fais un petit clin d’œil. Tu sais même pas si c'était pour plaisanter ou quoi, puis tu t'en fiche. T'es pas d'humeur à éclater de rire là, tout de suite.

Encore un autre whisky, ça ira surement mieux après. Le fanatique de foot, il fait comme toi. Pis après, il te dit que tu devrais garder les places de cinéma, parce que ton rencard à peut-être une bonne excuse. Aucune bonne excuse ne vaut le coup d'au moins ne pas prévenir et s'excuser. A moins d'être un connard irrespectueux. Ce qu'il est certainement. Tu hoches la tête à la deuxième phrase du mec. Là, il a raison. "Oui, au moins je suis fixé, par de perte de temps inutile à essayer de vouloir plaire à un chien de la casse, déguisé en gentleman." Tu dis ça, mais toi aussi, t'as fait énormément d'efforts. Tu te détaches les cheveux, pis tu défais les deux premiers boutons de ta chemise. Ça sert à quoi maintenant? A qui tu vas plaire? A ton verre de whisky?

Tu fourres les deux tickets dans la poche arrière de ton pantalon, pis tu lèves les yeux vers la télé. Toi aussi tu te transformes en prolo, maintenant? Non, t'essayes juste de comprendre quel intérêt on peu porter à ce genre de truc. Tu regardes à nouveau ce gars. "C'est quoi, qui te plait, dans le football?", que tu lui demandes. C'est pas une agression, c'est pas une moquerie, rien de tout ça. T'essayes juste de comprendre. Pour montrer ta bonne fois, tu lui fais même un petit sourire, avec un léger geste de la tête, en direction de la télévision.

T'as bientôt finit ton whisky, est-ce que c'est bien raisonnable d'en commander encore un autre? Non pas que tu sois facilement bourré. Tu tiens extrêmement bien l'alcool. Tu serais pas plus mal que si tu avais bu dix verres de petit lait à la fraise. Seulement, c'est pas donné, c'est pas gratuit. M'enfin bon. Ce type est un peu bizarre, mais autant le remercier d'avoir supporté ta gueule de con, ce soir. Tu lui offres un verre. Tu commandes deux verres et tu en fais glisser un, sur le comptoir du bar, juste devant lui. "Il est pour moi, celui là", que tu lui dis en le regardant. De toute façon, cet argent était prévu pour ce soir. Alors quitte à l’utiliser, autant l'utiliser pour quelqu'un qui te prend pas trop pour un con.

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Hal Travis
Jeune chaton

Message(#) Sujet: Re: Un lapin, c'est plus mignon quand c'est un animal. (Hal&Enzo) Mer 6 Juin - 22:25

Hal faisait parti des murs, ici. Comme une statue fissurée, inutile, perdue dans les méandres d'un jardin fantôme où la nature, patiente et vicieuse, avait fini par reprendre ses droits longtemps dus et dont personne n'avait la considération d'en combler les écorchures. Il avait échangé des souvenirs tremblants contre les éternels verres de trop, ceux qui précédaient les terribles erreurs, la confusion, l'insomnie et finalement, la migraine du lendemain matin. Ouais, songea t-il distraitement en sirotant le breuvage ambré, or fondu dans une prison de verre translucide, il faisait définitivement parti des meubles, un peu comme tous ceux qui avaient grandi à Pepperville et qui n'avaient jamais osé quitter cette bourgade tranquille. Cela démontrait probablement un manque d'ambition flagrant, mais Hal s'en fichait un peu. Quel intérêt d'aller voir ailleurs si la vie était plus douce ? Elle n'aurait jamais ce parfum de sucreries et de pissenlits, jamais ce même soleil à la fois timide et vénérien, qui faisait rougir les joues et assombrissait les rues en fin d'après-midi, jamais ce charme un peu désuet qui semblait jaillir de chaque recoin de la ville, où que l'on daigne regarder. Non, Hal n'était guère curieux, mais ce mec l'intriguait un peu et ce, pour plusieurs raisons.

C'était son allure, plus que tout; celle d'un dandy triste, coincé des années en arrière par un souvenir crapuleux ou grivois, au choix, le genre de souvenir qui obsède et qui entache, le genre qu'on aimerait sacrifier au diable contre un peu de répit; il fallait aussi y ajouter ce sourcil circonspect, ce dédain probablement pas intentionnel qui balafre souvent sans pitié ni discrétion le visage des beaux hommes. Hal pensa, un peu bizarrement, ce type devrait boire du champagne et défiler dans des satins précieux, pas boire du whisky bon marché dans un bar miteux dans le fin fond de la campagne. Y'avait comme un truc qui allait pas, un bug insoluble dans une machine dépassée par les événements.

Hal frotta son menton, un peu indifférent, alors qu'un air de vexation semblait éclore sur le visage de l'autre homme. Sans doute devrait-il s'excuser. Hal n'avait pas vraiment l'habitude que l'on prenne ce qu'il disait sérieusement. Cela le changeait. Un peu. Pas forcément de manière agréable, mais bon. Il s'était habitué à être le dindon de la farce et devenir l'orateur assassin était inédit. Il se sentait comme investi d'un pouvoir grisant et glaçant. Lorsqu'il entendit les mots qui s'échappèrent de la bouche de l'autre - Hal se sentait perturbé sans trop savoir pourquoi, comme si petit merle picorait sa peau en pleine nuit -, comme une tirade assassine et enfantine, il éclata de rire. On pouvait l'entendre s'esclaffer depuis l'autre côté de la lune : il avait toujours détesté ce drôle de gargarisme semblable au barrissement d'un éléphant. " Oh... pardon. Ça me change, habituellement, je suis le grand gentil de l'histoire." Il toussa et tenta vainement de se calmer, puis tendit sa main parcourue de callosités et de crevasses, comme si les montagnes la lui avait volée. " J'm'appelle Hal. Et je suis pas si désagréable que ça." L'ironie, dans tout ça, c'était qu'il avait failli mourir quelques mois plus tôt : cela lui semblait tellement étranger que cela aurait pu être le souvenir d'un enfant disparu il y a des siècles de cela, des scènes épileptiques qu'un esprit malfaisant lui aurait imposé sans relâche pour le hanter et le torturer. A présent, Hal avait d'autant plus l'impression d'être un miraculé qu'il avait failli partir comme ses parents - et cela lui aurait été tout bonnement insupportable. Les voies du Seigneur sont impénétrables, certes, mais jamais cruelles.

Le gars tétait son whisky comme un chaton en colère : c'était à la fois surprenant et amusant à regarder. Visiblement, son conseil, si on pouvait dire ça, avait fait mouche vu que le brun semblait tout d'un coup animé d'une énergie nouvelle : tout en invectivant son amant d'un autre jour, il déboutonnait sa chemise et se détachait les cheveux. Hal aurait bien voulu regarder autre part mais, comme un con, en était impeccable. Fallait bien dire que c'était le mec le plus mignon qu'il avait jamais rencontré, certes, totalement inaccessible, mais c'était peut-être pour le mieux, en fin de compte. " Eh bien voilà, une attitude tournée vers l'avenir, c'est ça qu'on aime ! Rassure-moi, tu ne lui as pas envoyé un message pour l'insulter, si ? " Tout en martelant ces mots plus ou moins encourageants, Hal maudissait ses joues de rougir, comme celles d'une jeune prude en plein émoi. Il pouvait toujours espérer que ses tâches de rousseurs, qui poussaient en été comme des dizaines de petites baies orangées, dissimuleraient son embarras.

Hal n'était pas du genre à jacter quand il n'avait rien à dire, encore moins avec ceux qu'il ne connaissait pas encore, ainsi un calme relatif se déploya dans le bar à la manière d'une nuitée alanguie durant quelques secondes, quelques minutes peut-être. Le silence ne faisait pas peur à Hal et ne le gênait absolument pas, si bien qu'il se fichait du temps qu'ils pouvaient passer sans converser. Qu'est-ce que t'aimes dans le foot ? Hal supposa qu'il avait vraiment envie de faire la conversation. Peut-être qu'il s'ennuyait. Peut-être qu'il était incapable de se taire. " J'regardais avec mon père quand j'étais petit. " répondit-il un peu pudiquement, comme si ça allait répondre à la question. " Mais je préfère le basket. " Peut-être que le brun s'attendait à plus, à des bribes d'Hal que celui-ci jugeait ennuyeuses à en mourir. " Toi, t'as vraiment pas l'air d'aimer ça." observa t-il, un peu étonné. Ici, tout le monde aimait le sport. Son compagnon à l'accent rocailleux fit glisser un verre devant lui. Hal n'avait pas l'intention de rester, mais toutes ses résolutions semblaient naufragées devant les yeux mordorés. " Merci ! C'est sans doute pas très raisonnable, mais bon. "

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Lorenzo T. Romanelli
Puppy

Message(#) Sujet: Re: Un lapin, c'est plus mignon quand c'est un animal. (Hal&Enzo) Sam 9 Juin - 22:34

De l'humour. Un semblant d'humour, ou bien tout bonnement un essai d'humour. Peut-être que ça marche. Peut-être que ça marche pas. Dans tous les cas, c'est lancé. On verra bien, si y'a un résultat ou pas. C'est comme ça, quand on a pas le même humour que la personne avec qui l'ont dialogue et qu'en plus, on ne le connait ni d'Eve, ni d'Adam. Il y a des ratés et c'est carrément normal. Tu te focalises sur ton verre de Whisky, il est soudainement très attirant et sexy, ce verre, avec un fond de liquide ambré. Des petits silences, qui trahissent un peu de manque d'aise, probablement.

Il est gentil, qu'il te dit. T'en doute pas une seconde. Tu lui offres un léger sourire doux, pis tu serres la main qu'il te tend. Il a les mains très sèches et abîmées. T'es observateur, toi. Il doit probablement avoir un métier très manuel et difficile. Tes mains à toi, ça va, elles ne sont pas aussi meurtries que les siennes. Quelques griffures par ci par là, avec les chats et chiens du refuge. Toi, c'est surtout tes pieds qui sont abîmés. A force de te les faire écraser par des sabots, qui appartiennent à des chevaux de 500 à 800 kg. T'as souvent des bleus ou des chevilles gonflées. Mais rien de grave. Heureusement. Il s'appelle Hal, court, bref et facile à retenir. "Joli prénom", que tu lui dis, accompagné d'un sourire. "Moi, c'est Lorenzo, mais tu peux m’appeler Enzo, c'est plus simple", que tu rajoutes. Autant se faciliter la vie, quand on le peut, hein.

T'as bien râlé sur ton rencard, maintenant il faut passer à autre chose. C'est pas le dernier, ni le premier connard que tu croiseras et qui te fera passer pour un gros con. Tu te détends un peu, puis cet homme à l'air de très bonne compagnie, en plus. Tu hoches la tête tout doucement, quand il te demande. Oui, tu l'a insulter. T'es rancunier toi, puis susceptible aussi . Tu marmonnes, "c'est un connard, qui le mérite fortement". Tu fourres ton portable dans ta poche, d'un air revanchard. Tu finis ton verre cul sec, d'un coup et tu le reposes durement sur le comptoir. Comme si ça allait te donner une consistance et une bonne excuse d'avoir fait ça. Tes yeux sont attirés par les joues roses de ton nouvel interlocuteur. L'alcool? "Tu as chaud?", que tu lui demandes. Ça sera une bonne excuse, pour aller dehors, avec lui et en profiter pour fumer une petite cigarette, bien mérité.

Le foot, un grand mystère. Tu poses la question. Il aime, seulement parce qu'il regardait avec son père, quand il était petit. Apres il te parle de basket. Tu hoches la tête. Tu l'écoutes, par politesse. Mais le sport, c'est pas vraiment une passion, pour toi. T'es pas du genre sportif, toi. "D'accord...", que tu lui dis, pour clore la conversation. Tu lui dis pas que t'aime pas le sport, tu risques de passer pour un mec aigri, qui n'aime rien. En vrai, tu aimes énormément de chose, les animaux, la nature, les voyages, la musique. Tu n'aimes juste pas ces vieux clichés, de mecs qui regardent le foot à la télé, en parlant de voiture. C'est trop sur-fait, ça. Tu lui dis pas, mais tu te fais griller direct, quand même. Ta tête t'a trahit, certainement. Tu ris, légèrement, un petit rire un peu cassé, court. "Non, je déteste ça, je suis pas du tout sportif". Tu as de la chance, parce que ça se voit pas, tu gardes quand même la ligne, toi.

Un petit verre c'est le minimum syndical, à offrir à ce jeune homme. Tu le regardes en poussant un verre jusqu’à lui. Il te dit que c'est pas très raisonnable, mais il ne refuse pas, non plus. "Il y a beaucoup de choses pas raisonnables, que tu fais ce soir, Hal", que tu lui dis, d'un petit air amusé et taquin. "Comme parler à un inconnu, dans un bar, par exemple. T'as pas peur?" C'est vrai ça, on sait jamais. Tu pourrais être un violeur, un psychopathe, un serial killer, ou un truc du genre, en fait. C’est pas très prudent.

T'as envie d'en savoir plus sur lui. Quel âge il a? Est-ce qu'il est en couple? Est-ce qu'il a une famille? Quel travail fait-il? Ton regard glisse doucement le long de son corps, jusqu’à ses mains toutes abîmées, que tu as repéré tout à l'heure. Y'a un petit sourire en coin, qui s'affiche sur ton visage légèrement bronzé, "tu as l'air d'avoir un métier plutôt difficile, non? Tu as les mains très abîmées, pour ton âge", que tu lui dis. En parlant de difficile, c'est un mot hyper dur et compliqué à prononcer, pour toi, avec ton accent italien a briser des verres de porcelaines, rien qu'en articulant et ton zozotement. Espérons qu'il a quand même comprit le mot. Tu te commandes un tout dernier verre. Le dernier des derniers, cette fois. Tu le bois lentement, en même temps que lui.
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Hal Travis
Jeune chaton

Message(#) Sujet: Re: Un lapin, c'est plus mignon quand c'est un animal. (Hal&Enzo) Mer 13 Juin - 1:52

Enzo, puisque c'était ainsi qu'il se nommait, n'avait pas l'air très à l'aise. Tant mieux, parce que lui non plus. Au moins, il se sentait moins con. Hal n'était pas du genre à utiliser des surnoms - sauf pour lui, bien évidemment - mais il devait admettre que le prénom Lorenzo lui faisait penser à cette pièce de théâtre atroce qu'il avait du lire au lycée et dont le souvenir s'accompagnait d'une grimace ; donc, ce serait Enzo. Hal songea distraitement que ce type devait avoir du succès avec ceux qu'il entreprenait de séduire et que ce soir était une exception. Cela faisait de lui le bouche-trou. Bon. Tant pis. Il n'avait pas spécialement envie de rentrer et ne crachait jamais sur un peu de pétrole ambré. Au moins, il se coucherait hydraté. En plus, la conversation n'était pas si désagréable que ça et même si Hal avait tendance à détourner le regard de l'évident, l'incompréhension qui régnait entre eux avait l'air de s'être évaporée. Pour l'instant, du moins. Quand il parlait à Enzo, il avait l'impression d'être un cracheur de flammes maladroit, un jongleur des mots ambivalents, un mauvais poète. Pour faire simple, il était sur une pente glissante. Et foncer dans l'tas était une de ses habitudes.
Lorsque son compagnon de beuverie complimenta son surnom - s'il avait su à quel point Hal le détestait, comme il abhorrait le prénom désuet dont celui-ci découlait, par ailleurs -, il se contenta de détourner un peu la tête, comme si un djinn mal intentionné en avait tiré les fils, puis de baragouiner un remerciement qui ressemblait à un souffle de vent. Une gorgée de whisky, puis deux, l'aidèrent aussitôt à passer au dessus de son incompétence chronique à regarder les inconnus dans les yeux et à aligner plus de quelques phrases sans vouloir s'enterrer dans un trou. Mais l'air fulminant d'Enzo l'amusa assez pour lui arracher un sourire qui rendait tout d'un coup son visage un peu trop petit. On aurait dit un enfant à qui l'on avait volé son jouet favori. T'inquiètes donc pas. Ça lui retombera dessus. Hal y croyait, au châtiment divin. Après tout, lorsqu'il avait trompé Olga dans un moment de perdition vite regretté, le Seigneur l'en avait puni. Mais y'avait un monde entre le pardon du Seigneur et celui que l'on s'accordait à soi-même. Il pouvait rabâcher sa culpabilité comme un morceau de gibier qui se refusait à être avalé, mais tant qu'il n'aurait pas les couilles de parler avec Olga, il en serait toujours au même point.  

Ce qui devait arriver, arriva et de manière inexorable, Enzo lui demanda s'il avait "chaud". Hal eut l'impression simultanée que quelqu'un lui mettait une série de gifles et que ses paumes de mains fondaient sur le bois lustré du bar. Euh, oui. Tu veux aller fumer une clope ? Il tente de détourner l'attention et puis, au moins, dehors, il fera noir. C'est un réconfort qu'il ne peut refuser. Parfois, il se disait que s'il prenait le taureau par les cornes et qu'il assumait plus ou moins, peut-être qu'il aurait moins l'air d'un éternel gamin trop timide. Peut-être. Mais c'était pas à l'ordre du jour, tout ça et ça ne servait à rien de se flageller pour des choses qu'il n'aurait probablement jamais le courage de faire. Il ne put s'empêcher de sourire un peu candidement quand Lorenzo lui déclara ne pas être sportif du tout. Cela ne le surprenait pas du tout : à ses yeux, l'autre homme était l'égérie même du raffinement qui provenait d'ailleurs et il eût été choquant qu'il se soit extasié, comme lui, devant le choc entre deux bouches de ferrailles ou le dernier but des Jaguars. Ah oui ? Même pas de la randonnée, de la pêche ou de l'équitation ? Pourtant ici... Hal avait tendance à laisser voguer ses phrases en cours de route, car il oubliait souvent que des inconnus ne savaient pas forcément ce qu'il avait en tête. Du coup, qu'est-ce que tu faisais au lycée ? Le club d'échecs ? de débats ? Ha non, je sais. Du théâtre. Lorenzo avait un côté dramatique qui aurait bien plu à sa prof d'anglais. Il aurait pu incarner un Dracula plus vrai que nature, avec la soie qui courrait le long de son visage ciselé, ses longues jambes et sa poigne ferme.

Cette impression fut aussitôt renforcée par l'expression torve qui glissait sur son visage alors qu'il le taquinait. Ouais, belle imitation du pervers. Hal haussa des épaules. Irréfléchi de nature, il ne lui était absolument pas venu à l'idée que Lorenzo ait pu lui vouloir du mal. Ce n'était pas comme s'il courrait un grand danger, de toutes façons. Ce qu'Enzo avait en taille, lui le compensait en largeur. Petit mais costaud, comme disent les grands-mères. C'est vrai, peut-être que je le regretterai plus tard. Hal décida de rentrer dans son jeu. Mais bon, j'aime bien vivre dangereusement. Et, Hal agita son doigt en l'air, comme s'il jurait une félonie devant le diable en personne.Je ne refuse jamais un verre d'alcool, surtout quand ils sont choisi avec goût.  L'espace d'un instant, quand Enzo lui demande son métier, Hal fut tenté de mentir, puis tressauta en se rendant compte qu'il tentait d'impressionner le rital, comme un jeune coq sans plumes. Ridicule. J'suis menuisier-ébéniste. Hal réalisa qu'Enzo ne savait peut-être pas ce que ça voulait dire. J'ai jamais été bon à l'école, alors j'ai commencé à bosser sur les chantiers. Je fais des meubles, des charpentes, des portes... C'est pas forcément marrant mais c'est ce que je sais faire. Il tapota son paquet de clopes sur le comptoir, comme une berceuse. Et toi ? Le brun était salement curieux. Il n'avait pas envie de l'être autant, mais on aurait bien dit que quelqu'un, quelque part, s'amusait grandement et bien entendu, à ses dépens.     
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Lorenzo T. Romanelli
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Message(#) Sujet: Re: Un lapin, c'est plus mignon quand c'est un animal. (Hal&Enzo) Mer 20 Juin - 18:17

Il s'appelle Hal, très bien, toi aussi tu te présentes. C'est comme ça que font les gens civilisés, non? Alors tu dis ton nom, et ton surnom, ça suffira grandement pour le moment. T'es énervé, et le gars, ça a l'air de l'amuser un peu. T’espères secrètement que c'est de l'amusement et pas de la moquerie, tu risquerais de vraiment mal le prendre, cette fois-ci. Quand il te dit que ça lui retombera dessus, tu hoches la tête. Ouais, c'est ce qu'on dit, la roue tourne. La karma se chargera de son cas, très certainement, pis toi tu te marreras bien. Quoique tu le sauras pas. Car tu vas couper carrément les ponts, avec ce type. Il est hors de question de continuer a causer avec un connard pareil. Heureusement que les verres de whisky sont épais et solides. Si c'était une flûte de champagne légère, tu l'aurais probablement explosé contre le comptoir et ta main avec, sûrement. T'es pas violent, mais t'es sanguin, toi. Surtout quand on se paye ta tête, comme ça. T'as le sang chaud, t'es pas un rital pour rien, finalement.

C'est les joues rouges de Hal, qui t'ont arraché un léger sourire en coin, mutin. Déjà? L'alcool monte vite à la tête, on dirait. Tu hoches la tête. "Oui, avec plaisir, une cigarette nous fera le plus grand bien, je pense", que tu lui dis, avec un petit clin d’œil en prime. Il t'amuse un peu, il a l'air, gêné, timide, pas très à l'aise dans ses baskets. Ça le rend mignon et un peu craquant. T'aimes bien ça toi, les gars qui sont pas trop sur d'eux, les gars un peu timides et réservés, qui manque de confiance. Quand tu les écoutes parler, t'as l'impression qu'ils chuchotent, qu'ils parlent tout doucement, qu'ils marchent sur des œufs. Alors oui, tu t'amuses de la situation, un peu. Alors quand tu tournes les talons pour rejoindre l’extérieur, tu lui fais signe de la main. Gentleman jusqu’à la pointe de tes cheveux, tu le laisses passer devant toi. Et puis, tu te retiens tout de même de glisser tes yeux bruns sur son fessier. Faudrait voir à ne pas passer pour un pervers, qu'à envie de tirer son coup, à tout prix.

Le léger vent frais sur ton visage, qui balaye tes cheveux, ça te fait du bien. La chaleur du bar est un peu étouffante, lourde et épaisse. Il faut dire aussi que le whisky est assez corsé, ça doit surement jouer un peu, aussi. Tu lui tends une cigarette et tu t'en allumes une. Tu souffles doucement la fumée. Un vice, que tu as, depuis plusieurs années. T'as bien songé à arrêter, mais pour qui? Pour quoi? La conversation sur le sport s'enclenche. Randonné, équitation, pêche. Tu hoches la tête. "Oui, j'aime la randonnée et l'équitation, j'aime les animaux et la nature. Mais pécher, je déteste ça. Quel est le but de planter un hameçon dans la bouche d'un poisson, pour le relâcher ensuite?", que tu dis, en plantant tes yeux sombres dans les siens. Simplement trouer la mâchoire d'un animal et le blesser pour son propre plaisir, tu trouves ça insupportable. En revanche, rester assit au bord de l'eau, à rêver en regardant devant toi, pendant des heures, tu ferais ça en excès, presque. "Je travaille avec les animaux, plus qu'un métier, c'est une passion", que tu précises, avec un petit sourire. "Et toi, qu'aimes-tu faire? Je suppose que boire du whisky en solitaire, n'est pas ta principale activité, si?", que tu lui demandes en aspirant cette clope qui noircit certainement toujours un peu plus tes poumons, de façon inexorable.

"Le théâtre, vraiment?", que tu lui dis, en riant de façon franche, les commissures élargis. Oui, il t'a prit pour un comédien, ou un grand acteur. Mais non, pas toi. Tu secoues la tête. "Aussi drôle que ça puisse paraître, l'école n'était pas mon fort du tout", que tu précises, avec un petit sourire joueur et amusé. Tu continues, "pour tout t'avouer, je préférais m'amuser avec les copains et faire l'école buissonnière", que tu dis. L'école buissonnière? Qui dit encore ça, de nos jours. Il n'y a certainement que toi, Enzo. Maintenant, on dit simplement sécher les cours. Mais toi, t'es pas simple.

Le danger, si vous étiez l'un ou l'autre un dangereux serial killer, qui le saurait? Peut-être que la lumière sera faite uniquement lorsque l'on trouvera un de vos corps nu, violé et tué dans un fossé boueux. Autrement dit, jamais. Tu le regardes avec un petit sourire presque coquin. "Tu doutes de mes capacités de comédien, maintenant?" T'essayes de prendre un air sombre, les sourcils froncés, le regard perçant et noir dans ceux d'Hal. Mais tu finis par rire. Trop de sérieux, très peu pour toi, en fait. La situation te fait rire. Il aime vivre dangereusement. "Hum c'est vrai, je suis mauvais dans le rôle du psychopathe pervers", que tu te résignes en lui offrant un petit clin d’œil malicieux. Puis tu t'adosses contre le mur, ta cigarette entre tes lèvres, le regard un peu lointain.

Il y a ses mains aussi, qui ont retenu ton attention, ses jeunes mains toutes abîmées. Tu les regardes à nouveau, un air curieux, sur ton visage. Menuisier ébéniste? Il t'explique en quelques mots ce que signifie son occupation. C'est un métier physique. Typiquement masculin. Ça ne t’étonne même pas. Tu le regardes, avec un sourire sincère et tu lui réponds, "un métier aussi compliqué et physique pour un homme aussi jeune que toi, je trouve ça remarquable et admirable". Toi, Enzo, tu serais incapable de te salir les mains, de la sorte. C’est impensable pour toi. "Moi, je suis maréchal ferrant, et soigneur équin. Je m'occupe des chevaux, je travaille dans un centre équestre. Aussi, je suis bénévole dans un refuge animalier, dès que je le peux". Oui, c’est ton côté Brigitte Bardot, ça, sauver les animaux, faire valoir leur droit, travailler pour leur bien être, tout ça. C'est plus qu'un métier, c'est une passion, c'est toute ta vie, en fait. Oh, tu te considères pas comme un sauveur ou un super héros, juste un homme qui fait de son mieux, pour sauver les animaux et la nature.

Le filtre, voilà ce qu'il reste de ta cigarette après cette conversation, dos contre le mur. C'est vraiment très contradictoire comme situation. L'homme très investit dans la sauvegarde de la faune et la flore, qui fume une clope en buvant un verre de whisky. Toute ta vie est faite de contradictions, de toute façon, Enzo. Tu écrases ton mégot dans le cendrier et tu le regardes, avec un léger sourire aux lèvres. Tu sors les deux places de cinéma de ta poche, et puis tu tentes, à tout hasard, en agitant doucement les deux morceaux de papier. "Peut-être que tu accepterais de m'accompagner à une séance de cinéma, si le cœur t'en dis, évidemment?"

Spoiler:
 
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Message(#) Sujet: Re: Un lapin, c'est plus mignon quand c'est un animal. (Hal&Enzo)

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Un lapin, c'est plus mignon quand c'est un animal. (Hal&Enzo)
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