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 « Notre Père qui êtes aux cieux, délivrez-nous du mal. » - ft. Hal Travis

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Effy Evans
Des valeurs différentes

MessageSujet: « Notre Père qui êtes aux cieux, délivrez-nous du mal. » - ft. Hal Travis  Sam 13 Jan - 13:23

NOTRE PERE QUI ETES AUX CIEUX, DELIVREZ NOUS DU MAL
Vrrrr vrrrr… J’éteins mon réveil en pestant, regardant l’heure au passage. Huit heures trente. Super, Effy, tu n’as dormi que quatre heures, félicitations, tu vas encore avoir une sacrée tête pour la messe. Quel idiot a bien pu décider de caler la messe le dimanche matin, pile poil au moment des lendemains de soirées ?
Je me hisse tant bien que mal hors de mon lit et me dirige droit vers la douche, espérant me réveiller rapidement. Sous l’eau, je me fais une auto-évaluation. Ca tangue un peu, j’ai comme un mal de mer dans l’estomac et je suis prête à parier que je vais vomir toutes mes tequilas d’hier très rapidement. Je n’ai plus qu’à prier pour que ça ne se produise pas dans la douche. Je laisse l’eau chaude couler sur mon corps, essayant de me souvenir de ma soirée. Comme d’habitude, on est allés au Valhalla. Comme d’habitude, on s’est déchiré la tête. J’ai un vague souvenir d’une jolie brune et de ses lèvres contre les miennes, planquées dans un coin du bar. Il faut que j’arrête de trop boire, un jour, je vais finir par me faire gauler et ma vie sera ruinée.

Dix heures trente, je retrouve ma mère, mon frère et ma soeur et nous partons pour l’église rejoindre papa qui s’y trouve déjà. Elle se trouve à quelques mètres de la maison, nous y allons donc à pied et je profite de ce brin d’air frais pour me remettre les idées en place. Je garde le silence et reste un peu en arrière  tandis que ma famille se fait la conversation. Il ne faudrait pas que ma mère comprenne que j’ai fait le mur hier soir et que je suis en pleine décuite.

Les cloches sonnent au moment où nous arrivons sur le parvis. Les hostilités commencent, il faut dire bonjour à toute personne se trouvant là et se montrer agréable, ce qui est la dernière chose dont j’ai envie pour le moment. Je reste quelques minutes à l’extérieur avant de me glisser discrètement dans l’église pour m’asseoir au dernier rang, espérant pouvoir récupérer un peu de sommeil à l’insu de tout le monde. Par chance, mon père ne dira rien de ne pas me voir au premier rang, car il sait que je reste avec Hal, ce garçon tranquille qu’il apprécie tant. D’ailleurs, il ne devrait pas tarder à arriver, la messe va commencer d’ici dix minutes.
☾ anesidora
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Hal Travis
Fana des bagnoles

MessageSujet: Re: « Notre Père qui êtes aux cieux, délivrez-nous du mal. » - ft. Hal Travis  Dim 14 Jan - 23:00


Merde... La silhouette échevelée, affalée sur le canapé, à demi-mourante, c'est Hal. Ce dernier déteste, mais déteste se réveiller avant la sonnerie insupportable de son téléphone, celle qui annonce le début d'une nouvelle journée sur Terre. Hal écrase un coussin qui aura vu des jours meilleurs sur son visage, étouffant un autre juron. Les murs sont fins et Marcus déteste les vulgarités. Le canapé sur lequel il a passé la nuit est sûrement plus vieux qu'Alexis, une véritable antiquité défoncée, vestige d'un autre temps, souvenir du jour où leurs parents, jeunes mariés, mirent les pieds à Pepperville. Sans doute en étaient-ils fiers, de ce canapé aux couleurs flamboyantes, pièce maîtresse d'un salon envahi par un bric à brac dont personne n'arrive à se débarrasser. Hal cligne des yeux et expose son visage froissé aux couleurs pastels de l'aube. Le jeune homme n'est pas adepte des grasses matinées. Il n'en a pas le luxe et de toute manière, n'aime pas gâcher son temps libre à... dormir, tout simplement. Les journées sont déjà trop courte comme ça, alors si en plus il se force à farnienter jusqu'à midi dans des draps empestant la solitude.. Le menuisier soupire tout en s'étirant tant bien que de mal.
La raison pour laquelle il est échoué sur ce canapé défoncé n'est pas liée à une quelconque ivresse nocturne et incontrôlable, oh, ça non. Comme chaque Samedi soir, Hal est sorti boire un pot au Valhalla, oui. Il y a toujours une raison pour s'envoyer une bière, après tout. Un derby, une transmission de match, un anniversaire.. Mais il n'était pas resté longtemps. Il avait eu une longue semaine, ponctuée par l’effondrement de la charpente d'une maison sur laquelle il avait travaillé récemment. Tout ce qu'il voulait, c'était dormir. Se reposer, l'espace d'une nuit généreuse. Fermer les yeux, apaiser son corps. Mais c'était bien trop demander, évidemment. Car dès qu'il avait osé poser le pied dans sa chambre, son esprit confus devint la victime de pensées électriques et insidieuses. Il avait donc passé une heure à se tortiller les pouces dans ses draps rêches, avant de se dire qu'il serait peut-être mieux à regarder un film ou un match. Et évidemment, il s'était endormi, la tête dans le vide. Il avait connu des meilleures nuits, c'était sûr.

Hal pose ses pieds nus sur le sol en vieux bois. Il faudrait qu'il y jette un œil, un de ses jours. Il n'est pas spécialiste, mais il connait le bois et des hivers impitoyable ont fait souffrir le sol de leur salon. Il ne voit pas l’intérêt de se rendormir : aujourd'hui, c'est jour de messe. Et il lui reste au moins trois heures avant de s'y rendre. Fantastique. Mais bon, Hal est un homme qui sait comment combler les trous dans son emploi du temps et se rend aussitôt au garage afin de retravailler les pieds d'un billard qu'un ami lui a confié il y a quelques jours Comme à chaque fois qu'il se perd dans son art, Hal ne voit pas le temps passer. Et finit par être en retard. Mais bordel ! Il se demandait sincèrement s'il arriverait à être en l'avance un jour, ou s'il était éternellement condamné à être à la traîne. Après une douche tiède amplement méritée, Hal enfile tout de même la première chemise qu'il lui tombe sous la main et quitte la maison sans même saluer sa fratrie qui commençait à émerger de leur sommeil. C'est en trombe qu'il débarque dans l'église, s'attirant les regard outrés des quelques fidèles adeptes des sermons du Père Evans. M'enfin, il est habitué à ce que ces coincés ne le déteste rien que pour son nom de famille, alors, il n'est plus à ça près. Et Dieu n'a jamais dit qu'être en retard était un pêché.. Pas vrai ? Hal se frotte les cheveux, qu'il a oublié de coiffer. Evidemment, il n'est pas sensé sortir avec sa masse brune électrique sur le crane, mais bon, les cathos de Pepperville devront supporter la vision de ce nid d'oiseau pendant la durée de la messe.

Enfin, peut-être pas, vu qu'Hal aperçoit très vite son amie Effy, courbée sur un banc, dans l'ombre gelée de la Nef. Ne serait-ce que pour ses cheveux aux couleurs toujours surprenantes, il ne l'aurait pas vue. Et avec Effy, vint le souvenir de la scène dont il avait été témoin la veille. Effy est comme lui...Presque comme lui. Hal, il ne sait pas et le pire, c'est qu'il ne sait pas même pas s'il souhaite savoir. Il y a une faim en lui, une douleur qui ne demande qu'à être soulagée et tout ce qu'il veut, c'est qu'elle se taise, que cette sensation cesse de le hanter à jamais. Peut-être trouvera t-il la force de lui en parler. Il se glisse sur le banc pour rejoindre son amie, qui, malgré sa beauté, a vraiment une sale tête. Yo, chuchote t-il d'un air jovial. Ben dis donc. Tu n'as pas l'air enthousiaste à l'idée que ton père nous fasse la morale. Il est gonflé, avec son visage vidé de toute vitalité et les ombres bleutées sous ses yeux, mais s'en fiche un peu. Tout d'un coup, comme à chaque fois qu'il était gêné, une vague couleur coquelicot vient s'abattre sur ses joues. Hal sent tout de suite la chaleur et se maudit. Hum.. je voulais te parler de quelque chose. Les mots quittent sa bouche sans qu'il ne puisse les tenir en laisse. Sur le transept, le père d'Effy salue un couple aux cheveux dorés. Hal prend une inspiration, ne sachant pas vraiment comment formuler ses pensées sans brusquer son amie. Je t'ai vue avec cette fille, hier. Anticipant l'angoisse de son amie, Hal se reprend vite. Non, attends, je ne dirai rien à personne. Je... Les tomates ne sont peut-être pas de saison, mais n'importe quel amateur aurait été servi avec Hal. La température de son visage devait avoisiner les 40 degrés minimum. Je suis pareil que toi. Je crois. Bien entendu, Hal ne faisait pas allusion au fait de fréquenter des femmes, même si sa verve était légèrement hasardeuse. Il finit par détourner le regard, à la fois soulagé et étourdi, un sensation nauséabonde dans son bas-ventre.       
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Effy Evans
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MessageSujet: Re: « Notre Père qui êtes aux cieux, délivrez-nous du mal. » - ft. Hal Travis  Dim 21 Jan - 14:21

NOTRE PERE QUI ETES AUX CIEUX, DELIVREZ NOUS DU MAL
Les gens commencent à rentrer de plus en plus dans l’église à mesure que le temps passe. Mon père ne va pas tarder à commencer la messe et toujours aucune trace de Hal à l’horizon. Lui, qui ne manque jamais d’être là un dimanche matin, s’accorderait-il le privilège de s’absenter aujourd’hui, en cette dure matinée où j’ai tant besoin de lui pour me changer les idées ? Enfoiré, t’as intérêt à ramener tes fesses et vite fait ! A peine quelques secondes plus tard, tandis que je me tiens la tête entre les mains pour calmer la douleur que me procure ma circulation sanguine dans les tempes, j’entends la grande porte s’ouvrir, non loin derrière moi. Je n’ai même pas besoin de me retourner, ni même de relever la tête pour visualiser parfaitement la scène qui se déroule dans mon dos. Les curieux sont déjà en train de se faire un torticoli à tourner la tête en direction du retardataire et les plus bavards ne manquent pas de faire circuler l’information que le jeune Travis n’est franchement pas ponctuel, petit mal-élevé ! Ce dernier me rejoint rapidement sur le banc du fond et me salue, enjoué. Je relève la tête, persuadée qu’il va, ou se foutre de ma gueule, ou prendre ses jambes à son cou en voyant mon visage. Dieu merci, personne ne me connaît pour mon compte Instagram à Pepperville et je suis sûre qu’aucun follower ne prendra de photo de moi en cet instant. Non, parce que, j’ai vraiment une tête à faire peur, avec mes cernes que même mon maquillage n’a pas réussi à camoufler et mes yeux explosés de la veille. Un peu comme Hal, d’ailleurs. Il a du sortir lui aussi, parce qu’il est dans le même état que moi. Les deux enfants de Satan présents à la messe. Les déchets de l’humanité, tenant à peine assis, ne rentrant pas dans les cases. Dans vraiment aucune, case.

« Yo, je lui réponds, blasée. Non, je dois t’avouer que j’aurais aimé dormir quelques heures de plus. Je m’endors sur place, il faut que tu me tiennes éveillée, j’t’en supplie ! »

Hal était doué pour ça, il avait toujours quelque chose à raconter. Et pourtant, en ce difficile dimanche matin, je n’aurais jamais pensé qu’il allait rajouter une couche à la dureté de ma vie. Je sens qu’il y a un malaise lorsqu’il m’annonce qu’il voudrait me parler de quelque chose. A défaut de me faire sauter de joie, il capte tout de même mon attention. Je jette néanmoins  un oeil à mon père, complètement pris dans son rôle de pasteur. Il ne calcule pas le moins du monde ce qu’il se passe dans le fond de ses rangs, et c’est tant mieux. Alors, je reste fixer Hal, en attente d’une suite à ce qu’il a commencé. Il prend une profonde inspiration et se lance enfin, alors que mon coeur cogne de plus en plus fort… jusqu’à ce qu’il rate complètement un battement lorsqu’il m’annonce qu’il m’a vue avec la brunette d’hier soir. Je sens mon visage se figer, tandis que je me repasse tout le film de la veille dans la tête. A quel moment a-t-il pu nous voir ? De toute façon, j’étais trop éméchée pour me souvenir de chaque détail, mais dans le fond, je sais que je n’ai pas été assez prudente. Mais s’il était en train de me tester ? Pour voir ma réaction si j’avais été attirée par les femmes ? Non, pourquoi ferait-il ça ? Et pourquoi il me mentirait précisément sur hier soir, alors que ce qu’il vient de dire a du sens ? Je sens une vague de chaleur monter en moi, incontrôlable et brûlante. Mes mains se mettent à trembler. J’ai envie de le gifler, pour avoir osé dire des choses pareilles dans la maison de Dieu. Pour m’avoir vue. Pour avoir dit la vérité, à voix haute, ici même. Alors que mon visage vire au cramoisi, Hal s’empresse de préciser un détail que je n’avais pas vu venir. Un détail qui va changer la donne de notre relation. Il est comme moi. Comme moi ? Mais ça veut dire quoi, ça ? Qu’il embrasse des filles, lui aussi ? Je le sais bien, ça, il n’a pas besoin de le préciser. A moins que ce ne soit comme moi dans l’autre sens. Comme moi, dans la case “déviances de la sexuatlié”. Comme moi, à embrasser des personnes du même sexe que lui.

« Comment ça ? Toi aussi, tu… ?! »

Je n’ai toujours pas bougé ne serait-ce qu’un sourcil. Ou presque. Mon visage affreux de ce matin doit être assez effrayant pour faire un tabac à Halloween, à présent, avec mes yeux écarquillés et ma bouche entrouverte. Mes lèvres ont à peine ondulé lorsque j’ai formulé ces deux questions, dont je connais pourtant les réponses. Je suis sous le choc, Hal est pareil que moi. Enfin, il croit. Mais s’il a des doutes, c’est qu’il n’a pas l’étiquette “hétérosexuel”. Les vrai hétéros ne se posent pas de genre de questions, enfin, j’imagine. Deux rangs devant nous, une vieille femme se retourne et nous toise avec condescendance, avant de regarder de nouveau vers mon père, menton relevé.

« Hal, je… je ne savais pas. En tout cas, ce que tu as vu, ça ne veut rien dire. C’était juste un gage. »

Et voilà que je mens à l’un de mes amis, pour me protéger, alors que lui vient de se dévoiler. Quelle connasse je fais…

☾ anesidora
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Hal Travis
Fana des bagnoles

MessageSujet: Re: « Notre Père qui êtes aux cieux, délivrez-nous du mal. » - ft. Hal Travis  Ven 2 Fév - 23:45


Hal grogna en voyant des yeux acérés survoler leurs visages cireux. Effy elle-même n’avait pas l’air en grande forme et selon ses propres mots, elle aurait volontiers dormi quelques heures de plus. Tu m’étonnes. Si Hal avait parfaitement la possibilité de plus assister à la messe, Effy y était quasiment liée par obligation personnelle. Hal frotta ses mains moites sur son pantalon beige, en retenant un juron. Il n’était que la marionnette ahurie d’un corps qui le trahissait sans cesse et aux pires moments possibles. Le banc était dur et le jeune homme roula des yeux. Si autrefois, se consacrer à sa foi était l’une des choses les plus importantes dans sa jeune vie d’adulte, cela devenait à présent une véritable torture. Il passait les deux heures à se tortiller sur son banc, cloué par la honte et le désarroi. Il croyait toujours en Dieu, bien sûr. Mais Dieu croyait- il en lui ? C’était bien ça, la véritable question qui le taraudait jour et nuit. Le brun fixa le Père Evans, costaud comme une bête féroce, des cheveux grisonnants et un air lumineux sur un visage ciselé. Homme de foi, homme doté de sa propre loi, il était ici en sa maison. La conversation qu'Hal avait commencé y était sans doute déplacée. Mais il y avait fort à parier que le prêtre ne leur jetterait pas un seul regard au cours de la messe; enfin, c'était ce que le brun espérait.

A peine les mots fatidiques eurent quitté sa bouche qu'il se mordit la lèvre. Quel crétin. Ce n'était ni le lieu, ni le moment et il regrettait déjà. Il aurait du se taire; c'était ce qu'il faisait en temps normal et ça lui avait toujours réussi. Alors pourquoi, bon sang, pourquoi avait-il décidé de déroger à ses habitudes en cette douloureuse matinée ? L'ombre sur le visage d'Effy était indescriptible.  On dirait une statue de marbre. D'un coup, elle sembla s'agiter, un bras qui se raidit, prêt à frapper. Hal se surprit à penser qu'il méritait n'importe quelle gifle qui pourrait venir d'une seconde à l'autre. Il avait sincèrement peur d'avoir fait une gaffe. Quelle idée, en même temps... En parler maintenant, alors que n'importe qui aurait pu les entendre, les juger, voire pire, les dénoncer ou s'outrager devant l'assemblée entière... Mais d'un côté, n'était-ce pas ce qu'il espérait ? Qu'un regard malsain ne l'attrape en pleine action, qu'il n'ait pas besoin d'avouer quoique ce soit aux autres ? Peut-être que ce serait plus facile.  L'anticipation de la réaction des autres le faisait hésiter. Qui, dans cette Eglise uniquement bercée par la voix du Père Evans qui s'attelait à la lecture des textes, le traiterait de la même façon s'il se révélait à lui-même et aux autres ? A part Effy, il ne pouvait nommer personne de façon certaine.

Hal cligna des yeux, se rendant lentement compte qu'il avait du fixer Effy comme une homme fou pendant ces trente dernières secondes. Les plus longues de sa vie, sans aucun doute.  Il était pendu à ses lèvres, pitoyable, espérant qu'elle ne daigne lui répondre, lui accorder une explication, quoique ce soit, bien que sa brutalité insensible ne méritait rien de tout cela. Lorsque la jeune femme ouvrit enfin la bouche, ce fut pour lui renvoyer sa question en pleine gueule. Il s'y attendait un peu, à vrai dire. Après tout, la meilleure des défenses, c'est l'attaque. Les joues légèrement rosies, il se contenta de détourner le regard, tout en cherchant quelque chose de pertinent à répliquer. Ce n'était pas comme s'il pouvait s'exprimer avec contenance sur le sujet. Il aurait bien aimé. Hal fit signe à Effy de baisser d'un ton; une dame d'un certain âge, au menton pointu venait de se retourner, un océan de mépris dans ses yeux plissés. Sur sa poitrine, trônait une broche de mauvais goût, qui brilla violemment sous les vitraux. Hal se contenta de baisser la tête; il était déjà arrivé après tous les autres, il ne voulait pas en plus avoir l'air d'être là pour s'amuser.

C'était maintenant son tour d'être gêné et mis au pied du mur; il avait été assez idiot pour lancer le sujet, il fallait maintenant qu'il en gère les conséquences. Il sentit malgré tout son visage se décomposer lorsque les mots d'Effy atteignirent son cerveau, qui semblait à la traîne aujourd'hui. Un gage, un jeu. Il aurait du s'en douter. Effy devait être ivre morte... Le baiser passionné qu'il avait cru apercevoir n'était que le résultat de quelques mots provocateurs. "Oh... T'as de sacrées manières de t'amuser, toi." répliqua t-il en tant de détendre l'atmosphère qui devait électrique. "C'est moi qui suit désolé. Je ne voulais pas te mettre mal à l'aise. Enfin, ce n'est pas le moment d'en parler."  marmonna l'ébéniste en glissant ses mains dans ses
poches. Il aurait voulu disparaître six pieds sous terre, mais n'était pour l'instant qu'un jeune homme rougissant sous le regard à la fois gêné et interloqué d'Effy.   
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MessageSujet: Re: « Notre Père qui êtes aux cieux, délivrez-nous du mal. » - ft. Hal Travis  

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