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 Une vache dans un magasin de porcelaine [Clémentine]

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Des valeurs différentes

MessageSujet: Une vache dans un magasin de porcelaine [Clémentine]  Mar 12 Déc - 15:27

Se réveillant en sursaut, Sieg laissa échapper une brève inspiration paniquée. Il était en sueur et son cœur battait la chamade. Il soupira tout en se massant la nuque, essayant de retrouver ses esprits. Il était à l’abri, il était chez lui… Aucun risque qu’une bombe lui explose au visage. Aucun risque de revoir des membres voler, des visages ensanglantés, d’entendre des cris de personnes affolées, souffrant atrocement. Pourtant, lorsqu’il fermait les yeux, il les voyait encore. Ces images allaient-elles rester gravées dans sa mémoire pour toujours ? Sans doute d’après son psy. C’était ça, un traumatisme.

Sieg se leva, plus vraiment tenté par l’envie de dormir encore. Aujourd’hui le magasin était fermé et il pensait pouvoir faire une grasse matinée pour compenser sa dernière journée épuisante. Mais non, ses souvenirs venaient tout gâcher, comme toujours. N’ayant plus envie de dormir, il fila prendre une douche froide pour chasser la sueur et les mauvaises pensées mais aussi pour se réveiller. Cela lui fit du bien, le temps que cela dura. Une fois propre, il enfila des vêtements puis se prépara un bon café chaud tout en jetant un œil à la fenêtre. Il neigeait. Peu mais cela tenait. Il allait devoir faire attention sur la route. Au moins ce paysage ne risquait pas de lui rappeler l’Irak. C’était le jour et la nuit. En parlant de nuit, les siennes étaient courtes et parfois il ne trouvait même pas le sommeil malgré toutes ces années. Mais que faire s’il ne dormait pas ? Les programmes télé n’étaient pas super intéressants à ses yeux et il n’avait aucune envie de payer le câble pour avoir plus de chaines qu’il ne regarderait pas plus. Pourquoi pas un bouquin ? Sauf qu’il n’en avait pas ou les avait déjà lus. De mémoire, il y avait une bibliothèque ici. Pourquoi ne pas emprunter ?

Décidé, il attrapa ses clés et fila en direction du grand bâtiment. Une fois à l’intérieur, il essaya de se remémorer l’endroit, errant dans les lieux tel un fantôme. Il était encore tôt et l’endroit n’était pas bondé. Sieg essaya néanmoins de se faire discret malgré sa grande taille. Mains dans les poches de sa grosse veste rembourrée, il se dirigea vers les rayons de la partie « Religions et Mythologies ». Bien que la religion ne l’intéressait pas – il avait cessé de croire en Dieu depuis qu’il avait vu les horreurs de la guerre – il appréciait de connaitre les différents cultes et mythologies passées. Il trouvait cela intéressant de lire ce qu’il considérait comme des histoires imaginées et pourtant crues par des milliers de personnes. Certaines avaient un côté drôlement épique et d’autres avaient données naissance à des expressions de tous les jours. Pourquoi ne pas trouver un ouvrage intéressant à lire la nuit, à défaut de dormir ?

Il arpenta les rayons lentement, ses yeux balayant les tranches des livres signalant nom de l’ouvrage et nom de l’auteur. Certains étaient déjà passés entre ses mains mais il y en avait plein de nouveaux. Alors qu’il se reculait un peu pour avoir une vue d’ensemble, un fracas se fit entendre. S’il ne parvint pas à en identifier l’origine, cela le fit sursauter assez fort pour le faire reculer et il percuta le rayon derrière lui, faisant s’écrouler toute une rangée de bouquins. Heureusement pas toute l’étagère mais il y avait bien une trentaine d’ouvrages au sol. Il soupira, agacé contre lui-même et sa peur des bruits forts et soudains avant de s’accroupir pour commencer à tout ramasser.
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Fana des bagnoles

MessageSujet: Re: Une vache dans un magasin de porcelaine [Clémentine]  Jeu 14 Déc - 12:37

Clémentine gara son vieux vélo dans le parc à vélo du lycée et s'engouffra dans la bâtiment de la bibliothèque. Ses joues avaient été rougies pas le froid mordant du matin et le contraste avec la chaleur qui régnait dans le bâtiment lui picota le nez. Elle se frotta doucement les mains en se dirigeant vers la salle du personnel, saluant les deux personnes déjà présentes. Ce n'était pas le métier de ses rêves mais au moins, elle avait un salaire qui lui permettait de manger à sa faim et d'avoir un toit. Elle aurait été bien embêtée de devoir vivre dans la rue vu les températures de l'hiver. C'était son second hiver dans cette ville et Clémentine devait avouer qu'elle y avait pris goût. Elle aimait la simplicité de la petite ville. Et puis, en tant que Québécoise, elle était habituée aux températures aussi froide. La brune retira son bonnet et ses gants avant de les ranger dans le coin habituel, près de son sac à main. Elle sentait bien que cette journée serait une journée tout aussi commune que les autres. Depuis qu'elle vivait ici, Clémentine avait opté pour le vélo pour se déplacer. Elle mettait une trentaine de minutes pour faire son domicile à son travail mais ça ne l'embêtait pas, au contraire. Elle estimait que ça lui faisait faire de l'exercice et elle se sentait mieux de ne pas utiliser sa voiture sur une route aussi glissante. Puis, de toute façon, elle appréciait bien plus de faire du vélo, peu importe le temps qu'il faisait. Aujourd'hui, il faisait encore nuit lorsqu'elle avait traversé la place de la mairie. Elle s'était arrêtée un court instant pour admirer la crèche en bois qu'un bûcheron avait fait spécialement pour la ville. Le sapin était très haut et bien décoré. C'était joli. Clémentine avouait sans honte que le maire semblait se dépasser pour sa ville.

La jeune femme rangeait tranquillement les livres, perchée en haut d'une échelle lorsqu'un bruit sourd se fit entendre, lui faisant rentrer la tête dans les épaules. Les bibliothèques étaient toujours des endroits très silencieux alors quand on faisait tomber quelque chose ça ne passait pas inaperçu. Pensant le vacarme passé, Clémentine reprit son travail avant de voir du coin de l’œil des livres tomber sur le sol. Elle tourna son visage pour voir le grand dadais qui semblait avoir tout fait tomber. Soupirant légèrement, Clémentine quitta son échelle et s'empressa d'aller aider le jeune homme à ramasser les livres pour les remettre convenablement en place, sur l'étagère. Elle se racla la gorge avant de s'accroupir pour ramasser les livres avec délicatesse. « Vous devriez faire attention, les allées ne sont pas très larges... » Elle n'avait pas posé le moindre regard sur l'homme, fixant simplement les livres, qu'elle finit par ranger du l'étagère. Maladroitement, elle remonta ses lunettes énormes sur son nez, vérifiant que les livres étaient classés dans le bon ordre.
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MessageSujet: Re: Une vache dans un magasin de porcelaine [Clémentine]  Jeu 14 Déc - 13:16

Faire une bêtise pouvait arriver à tout le monde. Mais Sieg se sentit un peu idiot malgré tout et surtout gêné d’avoir dérangé les personnes présentes. Après tout, une bibliothèque était censée rester au calme. Bien qu’il faisait de son mieux pour ranger les livres dans un ordre alphabétique, il n’était pas certain de le faire correctement. Parfois les bibliothèques avaient le propre classement et il n’y avait que les employés qui pouvaient ranger correctement. Il hésita un instant à aller déranger un des membres du personnel mais préféra nettoyer un minimum son bazar avant de signaler son ânerie.

Alors qu’il ramassait les livres et essayait de les ranger sans les abimer, il remarqua une jeune femme qui vint lui prêter main forte. Une bonne samaritaine ? Il l’observa un court instant, un peu surpris de son apparition. Elle, en revanche, ne lui jeta même pas un coup d’œil. Elle devait être agacée du bazar qu’il avait mis. A moins qu’elle ne voyait pas très clair. Les lunettes qu’elle portait étaient plutôt énormes. C’était rare de voir une telle monture. La jeune femme lui fit une réflexion et Sieg se sentit encore plus gêné qu’avant mais cela ne l’empêcha pas de sourire tout en se grattant la nuque.

« Vraiment navré… Le bruit m’a surpris. »

Il ramassa tous les livres, les empilant dans ses mains avant de la regarder.

« Dites-moi dans quel ordre les ranger, ça ira plus vite à deux. »

Elle devait faire partie des employés sinon elle ne serait jamais venue l’aider. Et puisqu’elle était là, elle pourrait peut-être le renseigner. Ils étaient là aussi pour ça non ? Néanmoins, plutôt que de l’ennuyer directement avec ses questions, il attendit qu’ils aient terminé de remettre les livres en ordre avant de lui poser la question. Souriant, il hocha la tête en la regardant.

« Merci pour le coup de main…. » Il laissa sa phrase en suspens, cherchant des yeux un badge qui pourrait l’éclairer sur l’identité de la personne qu’il avait en face de lui « … Clémentine ! »

C’était tout de même mieux que de rester anonyme, comme si elle faisait partie des murs et rien d’autre. Bien qu’elle devait certainement avoir du travail, elle était sans doute là aussi pour aider et aiguiller les visiteurs. A moins qu’elle ne l’envoie vers l’un de ses collègues. De toute façon il ne pouvait pas deviner sans poser la question.

« Je peux vous embêter une minute de plus ? Je cherche des ouvrages sur les différentes mythologies et religions. Vous auriez ça quelque part ? Promis, je vais faire attention dans les allées. »

Il fallait dire que les allées n’étaient pas vraiment adaptées à quelqu’un de son gabarit. La bibliothèque avait dû trop s’agrandir niveau livre mais les murs n’avaient pas été repoussés pour autant.

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MessageSujet: Re: Une vache dans un magasin de porcelaine [Clémentine]  Lun 18 Déc - 13:24

Les gens étaient de nature silencieux dans les bibliothèques. Sûrement parce que l'ambiance incitait à rester silencieux. C'était si calme que le moindre bruit s'entendait et faisait assez peur. Même Clémentine avait sursauté en entendant le bruit violent sorti de nul part. La jeune femme savait aussi combien les allées pouvaient être étroites. Remontant légèrement ses lunettes sur son nez, Clémentine alla aider le géant blond à ramasser les livres sur l'étagère. Depuis le temps qu'elle disait que les étagères devraient être vissées dans le sol pour éviter, qu'un jour, quelqu'un fasse tomber toutes les rangées. Elle attrapait les livres qu'il avait empilé dans ses mains sans le regarder. Elle était bien trop impressionnée pour oser lui jeter le moindre regard. « Non, ça ira... J'ai presque fini... » Souffla t-elle doucement. Il ne fallait pas non plus qu'ils dérangent les autres clients de la bibliothèque. Une fois les livres rangés, elle jeta un coup d’œil timide et discret au jeune homme puis hoche doucement son visage. « Je vous en prie... » Avant de rougir en posant la main sur le badge qu'elle portait, se détournant. Elle n'aimait pas beaucoup qu'on prenne des libertés quand on ne la connaissait pas. « Bon, faites attention... » Déclara t-elle en tournant les talons.

Alors qu'elle s'éloignait, le jeune homme l’interpella soudainement pour lui poser une question. Il cherchait des livres apparemment. Enfin, logique dans une bibliothèque en même temps. Mais il semblait ne pas savoir où chercher. Clémentine se tourna vers lui, les yeux rivés sur le sol alors que se tapotait la lèvre, en pleine réflexion. « Hum... Ce doit être au rayon histoire... » Dit-elle, comme si elle se parlait à elle même. Elle pivota sur la gauche et s'éloigna, disparaissant dans une allée. Elle leva le nez vers les livres posés sur les étagères. Ça devait être ici. C'était étrange mais l'idée qu'un homme puis s'intéresser à la mythologie la rendait curieuse. Elle avait toujours pensé qu'ils étaient bêtes comme leurs pieds et préférait les voitures, le foot et la bière. Clémentine leva la main. « C'est ici... C'est pour une recherche particulière ? » Demanda t-elle sans quitter les livres des yeux, comme si elle espérait qu'ils tombent tout seuls de l'étagère. Parce qu'ils étaient très haut et qu'elle restait petite contrairement à l'homme qu'elle aidait. Elle jouait les curieuses, se disant qu'aider quelqu'un dans ses recherches seraient plus intéressant que d'aller continuer à ranger les ouvrages sur les droits en tout genre.
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MessageSujet: Re: Une vache dans un magasin de porcelaine [Clémentine]  Mer 20 Déc - 11:04

Conscient de sa bêtise, même s’il ne l’avait pas fait exprès, Siegfried essayait d’arranger les choses. Ranger était une chose mais ranger correctement en était une autre. Bien qu’il voulait aider de son mieux la jeune femme de la bibliothèque, cette dernière semblait préférer se débrouiller seule. Sans doute préférait-elle qu’il ne mette pas davantage de bazar. Ca, il pouvait le comprendre. Il se contenta donc de hocher la tête pour ne pas faire plus de bruit qu’il ne l’avait déjà fait jusqu’à présent. Une fois tout remis en ordre, il la remercia. Mais la jeune femme sembla gênée ou troublée qu’il l’appelle par son prénom. Certes, c’était sans doute un peu osé selon la façon de voir les choses mais après tout, son prénom était inscrit sur sa poitrine non ? Et puis Sieg préférait traiter les gens comme des êtres humains et non pas comme des numéros. Elle n’était pas juste là pour ranger comme un robot, c’était une personne avec un nom et une personnalité. Même à l’armée, il avait fait l’effort de connaitre tous ses hommes. Mais Clémentine ne semblait pas forcément à l’aise avec la tournure des choses. D’ailleurs elle détala.

Sieg l’interpela doucement avant qu’elle ne soit hors de sa portée et en profita pour lui demander des renseignements. Si sa présence la dérangeait tant, elle n’aurait qu’à lui dire de demander à quelqu’un d’autre, il ne s’en formaliserait pas. Peut-être qu’elle était juste stagiaire ici ou pas habilitée à renseigner les gens. Sieg n’avait jamais vraiment mis les pieds ici depuis des années. Il ne connaissait plus ceux qui y bossaient. Alors que Clémentine réfléchissait, Sieg suivit son regard, admirant le sol. Décidément elle devait vraiment l’apprécier car elle le regardait plus qu’autre chose.

« Histoire ? C’est logique… et en même temps amusant de voir qu’on mêle histoire réelle et histoire mythologique. »

Après tout il s’agissait des croyances des gens. Mais Siegfried doutait sincèrement qu’il puisse y avoir eu des forces supérieures et des monstres magiques par le passé. Sinon pourquoi n’y en avait-il plus à présent ? Plus personne n’était là pour témoigner du fait que tout cela était faux. Ne restait que les écrits. Mais cela n’en fascinait pas moins le géant.

Clémentine se mit à se déplacer et Siegfried lui emboita le pas avant qu’elle ne le sème. Elle stoppa devant une rangée de livres et Sieg suivit son regard pour voir où se trouvaient les livres en question.

« Non pas spécialement. J’ai passé l’âge des exposés d’école même si j’ai toujours trouvé ça marrant. En fait c’est simplement que j’apprécie des « histoires ». C’est fou tout ce folklore qu’il y a selon les cultures. J’en connais déjà la plupart mais je cherchais des mythologies plutôt asiatiques, je les connais mal. Je ne sais pas si vous avez ça… »

Il jeta un œil sur les livres et tendit le bras pour en attraper un avec délicatesse, examinant la couverture avant de regarder au dos.

« D’ailleurs, si je veux emprunter un livre, j’ai combien de temps pour le rendre ? »

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MessageSujet: Re: Une vache dans un magasin de porcelaine [Clémentine]  Mar 26 Déc - 11:34

Clémentine glissa un regard en biais au jeune homme qui cherchait des livres sur la mythologie. « Eh bien, ça fait parti de l'histoire... » Marmonna la brune avant de se détourner de lui pour partir en quête de ce qu'il cherchait. La jeune femme aimait croire que dans un passé lointain, des créatures ailées, des dieux et des monstres se côtoyaient dans un même univers. Dans son esprit, elle se demandait comment et pourquoi les hommes du passé avaient inventé de telles histoires. Peut être qu'ils abusaient un peu trop de la drogue. Après tout, ce n'était pas tabou ce genre de chose à l'époque. Cependant, la brune trouvait que l'humanité était trop terre à terre désormais. Ils se pliaient à des règles et non à des volontés. Clémentine estimait que l'homme devait vivre selon sa propre volonté et non régit par des lois absurdes. Mais elle doutait que ce soit réellement possible. Donner la meilleure image de soi, faire fortune, être célèbre, avoir des tonnes de contacts sur les réseaux sociaux et n'en connaître qu'un maigre pourcentage. Tout ça la dépassait. Clémentine était ce qu'elle était -ou plutôt ce que les autres avaient fait d'elle- mais ici, au moins, on ne se moquait pas d'elle. Elle exerçait son métier comme il se devait et passait le reste du temps chez elle, à retaper sa voiture pour le prochain concours. Dire qu'elle avait réussi à apprendre tout ça en se faisant passer pour un homme sur un forum et en lisant pas mal de livre sur la mécanique. Si les gens savaient tout ça. Ils seraient bien choqués.

La jeune femme finit par arriver devant les livres que le jeune homme cherchait. Elle le laissa fouiller les étagères à sa guise. Elle plissa légèrement les yeux avant de fixer le jeune homme du coin de l’œil. « En livre de chevet alors... » Puis elle s'éloigna un instant avant de revenir avec un escabeau, le plaçant entre les deux étagères. Elle se hissa tout en haut et fouilla un peu. L'escabeau semblait assez usé et même rapiécé. L'une des marches tenait avec du chatterton, pas vraiment quelque chose de sécuritaire. « Si c'est simplement par curiosité, il vaut mieux prendre des livres d'auteurs ou de contes. C'est bien plus intéressant à lire. Les livres d'histoire risquent de vous endormir, sauf si c'est l'effet rechercher mais vous allez vite vous en lasser... » Lança la brune du haut de son perchoir qui tanguait dangereusement. Elle attrapa maladroitement un livre et manqua de chuter de l'escabeau, se rattrapant de justesse. « Tenez, en voilà déjà un... » Dit-elle en lui tendant le livre qu'elle tenait. Puis, elle en attrapa un second mais l'escabeau bascula et Clémentine se retrouva propulsée sur le jeune homme, s'écrasant contre lui alors que ses lunettes volèrent un peu plus loin. Se rattrapant rapidement sur ses pieds, la brune s'écarta en se raclant la gorge, rouge pivoine, lui tendant le livre d'un main, se rhabillant de l'autre. «Hum... C'est un mois pour l'emprunt... Je vous conseille de vous faire faire une carte, ce sera plus simple... » Clémentine pinça les lèvres et se mit en quête de trouver ses lunettes. Une fois en main, elle les colla contre son nez avant de se tourner vers le jeune homme, replaçant maladroitement une mèche de cheveux derrière son oreille. « Merci... »
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MessageSujet: Re: Une vache dans un magasin de porcelaine [Clémentine]  Mer 3 Jan - 13:26

Clémentine n’avait pas tout à fait tort. Les mythologies faisaient parties de l’histoire même si techniquement, rien ne prouvait qu’elles aient déjà existées un jour. Néanmoins, certaines personnes y croyaient et s’en servait comme base de vie. Comme les religions. Au fond, qu’on y croyait ou pas, elles étaient là. Et c’était ce qui intéressait Sieg.

« C’est vrai… C’est mieux que de mettre ça dans une partie « roman ». »

Il lui confia ce qu’il aimerait lire après l’avoir suivie (et manqué de la perdre) à travers les rayons. Visiblement la jeune femme connaissait l’endroit comme sa poche et semblait savoir où trouver ce qu’il lui demandait. Alors qu’elle s’était à nouveau évaporée entre les rayons, il regarda les livres à  sa hauteur. Certains, il les avait déjà lus depuis longtemps. Il s’amusa à passer son index le long des tranches de livres, se remémorant leur souvenir. Il en avait même lu certains lorsqu’il était tout jeune. Les livres dataient, cela se voyait à leur couverture pas toujours en bon état. Les gens n’étaient pas toujours soigneux.

Clémentine réapparu armée d’un escabeau. Enfin si l’on pouvait appeler ça comme ça. L’objet était bien mal en point et Sieg n’était pas certain que ce soit une bonne idée de l’utiliser. Il aurait préféré lui faire la courte échelle mais il n’était pas certain que la jeune femme apprécie la manœuvre.

« Je vous fais confiance alors. Partons sur les livres d’auteur. C’est vrai que les textes originaux sont parfois un peu durs à avaler. Comme la Divine Comédie de Dante ou encore Le Récit de Gilgamesh. Mais j’aime les lire néanmoins. Enfin je vais commencer par les livres d’auteur et je m’attaquerais aux véritables œuvres si la base me plait ! »

Il se pinça les lèvres pour ne pas lui dire de faire attention. Il n’était pas sa mère et la jeune femme était suffisamment maligne pour savoir qu’elle ne devait pas jouer au funambule sur l’escabeau. Mais on avait souvent tendance à dire des évidences dès qu’il s’agissait d’avoir peur pour quelqu’un d’autre. Sieg se décala un peu de sorte à être derrière elle au cas où il arriverait quelque chose, n’ayant pas confiance en les morceaux de chatterton qui tenaient le tout. Il se crispa légèrement en la voyant tanguer mais heureusement la jeune femme tint bon. L’escabeau surtout. Il attrapa le livre qu’elle lui tendait et y jeta un œil.

« Merci. »

Et c’est ce moment là que choisit l’escabeau pour lâcher. Sieg en lâcha son livre et rattrapa Clémentine comme il put avant qu’elle ne tombe à terre. De toute façon elle était obligée de lui tomber dessus vu où il était placé. Sieg la laissa reposer les pieds à terre et la jeune femme s’écarta aussitôt. Il prit ce qu’elle lui tendait. Au moins il n’avait eu aucun mal à la réceptionner, ce n’était pas comme si elle était lourde. Sieg remarqua cependant qu’elle avait perdu ses lunettes car il put soudainement voir réellement son regard. C’était fou comme les lunettes dissimulaient un regard. Elles ne la mettaient clairement pas en valeur alors qu’elle était belle comme tout en dessous. C’était comme si elle cherchait à s’enlaidir.

« Vous avez des yeux magnifiques. »

Enfin il n'y avait pas que les yeux. la jeune femme était jolie tout court. On reprochait souvent à Sieg d’être un peu trop direct dans ses propos. Mais il ne comprenait pas où était le problème lorsqu’on se contentait d’exposer un fait. Ce n’était pas un manque de tact, juste un peu  trop de franchise parfois.

« Est-ce que ça va ? Vous ne vous êtes pas fait mal ? »

Sans doute ne préférait-elle pas parler de l’incident vu la couleur de ses joues mais il préférait s’assurer qu’elle allait bien. Clémentine lui répondit à propos de sa question précédente, tentant de rester professionnelle.

« Une carte ce sera parfait. Vu que je risque de revenir souvent. Enfin j’en avais une à l’époque mais je l’ai perdue… »

C’était le problème quand on était souvent en déplacement. On égarait les choses. Remarquant que la jeune femme cherchait ses lunettes, il se pencha pour ramasser le premier livre resté au sol puis voulut attraper les lunettes mais elle fut plus rapide que lui. Il ne comprenait pas bien pourquoi elle le remerciait au juste et se contenta de sourire.

« C’est avec vous que je dois faire la carte ou je dois aller embêter un autre de vos collègues ? Tiens d’ailleurs la bibliothèque ferme à quelle heure ? »

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MessageSujet: Re: Une vache dans un magasin de porcelaine [Clémentine]  Jeu 4 Jan - 12:20

Combien de fois Clémentine avait demandé à ce que l'escabeau soit changé ? Des tas de fois. Il était dangereux mais les fonds de la bibliothèque ne permettait pas un nouvel achat. Il était plus sécuritaire de prendre une chaise que l'escabeau. D'ailleurs ce dernier était interdit à toute personne ne faisant pas parti du personnel. La jeune femme n'aimait pas grimper dessus mais elle n'avait pas réellement le choix. Comment ferait elle sinon ? Elle n'était pas minuscule mais elle n'était pas géante non plus et, même hissée sur la pointe des pieds, elle ne parvenait pas à attraper les livres les plus haut. Le jeune homme qu'elle aidait actuellement était immense lui. Il n'avait qu'à tendre le bras pour attraper les livres les plus haut. C'était presque énervant de voir une telle injustice. Perchée sur son escabeau, Clémentine vacillait comme si elle se trouvait au bord d'un précipice. La jeune femme faisait de son mieux pour garder son équilibre mais elle finit par chuter de son perchoir, se précipitant bien malgré elle sur le pauvre jeune homme. Par chance -même si ça rendit Clémentine extrêmement mal à l'aise- le géant blond la rattrapa. Il évita alors qu'elle ne se casse quelque chose ou renverser une étagère ou deux.

Se retrouver ainsi coller contre un homme mit rapidement Clémentine dans tous ses états, qui s'empressa bien sur de s'écarter de lui. C'était une sensation étrangement agréable que d'être pressée contre un autre corps. Bien que le moment fut très bref, Clémentine eut tout le loisir de humer son odeur et de savourer la chaleur de son corps. Son palpitant faisait des bonds violents dans sa poitrine et ses joues la brûlaient. Mais le pire fut lorsqu'il la complimenta. Personne ne l'avait jamais fait. Il fallait avouer que personne ne l'avait vu sans ses lunettes. Rouge écarlate telle une tomate ayant profité d'un bon soleil d'été, Clémentine se mit en quête de ses lunettes et les replaça hâtivement sur son nez. Elle ne réussi même pas à marmonner des remerciements pour le compliment, trop perturbée pour remuer les lèvres. Les mains tremblantes d'émotions, elle se contenta de le remercier pour l'avoir sauvé. La jeune femme tourna alors les talons. « Je vais vous la faire... » Lâcha la demoiselle avant de s'envoler rapidement vers un bureau, pas tout à fait remise de ses émotions.

La jeune femme alluma un vieil ordinateur qui émit un ronflement lascif puis fouilla dans un des tiroirs avant d'en sortir un formulaire et de le mettre devant elle, pour que le jeune homme le remplisse. Elle attrapa une carte et la posa dessus. « Ce sont les horaires... Remplissez le formulaire, je vais faire votre carte. Voici les tarifs. » Très professionnelle qu'elle était, Clémentine posa un prospectus de tarifs puis commença à pianoter sur le clavier qui semblait émettre des sons amplifiés dans cette ambiance si silencieuse. « Si vous êtes un habitant de Pepperville, vous payez un forfait classique pour une formule VIP. Si vous êtes étudiants, vous ne payez rien pour une formule VIP... » Lança la brune, les yeux rivés sur son écran d'ordinateur.
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MessageSujet: Re: Une vache dans un magasin de porcelaine [Clémentine]  Lun 8 Jan - 13:14

On ne pouvait pas dire de Sieg qu’il était un séducteur. Bien qu’il avait connu quelques femmes et qu’il fréquentait de temps à autre sa partenaire, il n’avait jamais cherché à collectionner les femmes ou à séduire plus que de raison. Sa carrière militaire n’avait pas aidé pour ce genre de chose. Il était souvent absent et la guerre n’avait pas aidé non plus. Mais désormais il avait plus de temps pour lui. Néanmoins, ce n’était pas pour autant qu’il essayait de rattraper le temps perdu. Même si l’on pouvait qualifier les militaires de bourrins et de beaufs vu leur comportement parfois, Sieg restait un homme avec des manières et poli. Jamais un geste déplacé. Mais ça, il le devait à l’éducation que lui avait donné son père plus qu’à l’armée en elle-même.

Ainsi, lorsqu’il complimenta Clémentine, il n’avait aucune arrière pensée. Il pensa simplement que les lunettes que la jeune femme portait ne la mettaient vraiment pas en valeur. Elle dissimulait un joli visage même si le rouge de ses joues et son expression apeurée tiraient ses traits. Et cela ne s’arrangea pas lorsqu’elle entendit le compliment. Si Sieg ne voyait pas où était le mal, il supposa qu’il valait mieux qu’il n’insiste pas sur le sujet. De toute façon, Clémentine n’avait rien répondu alors autant se taire. Elle répondit néanmoins à la demande plus professionnelle de l’ancien militaire.

« Je vous suis alors ! »

Au moins elle ne l’avait pas envoyé vers un autre de ses collègues pour essayer de l’esquiver après la chute et tout ce qui s’en était suivi. Siegfried la suivit et patienta, posant le livre qu’elle lui avait dégoté sur le bureau. Il récupéra le formulaire pour le remplir, jetant un bref coup d’œil aux horaires. A la question de Clémentine, il se mit à sourire, amusé qu’il puisse passer pour un étudiant à son âge. Mais il supposait surtout qu’elle disait ça à tout le monde, un peu comme un automate. L’habitude sans doute.

« Je vis ici oui. Vous voulez une pièce d’identité ? Un justificatif de domicile ? »

C’était ce qui était demandé pour ce genre de chose généralement mais bêtement il n’avait pas pensé à s’en munir d’un. Il termina de remplir le formulaire et le lui tendit, attendant qu’elle enregistre le tout. Il jeta un œil dans la bibliothèque puis se redressa.

« Je vous laisse remplir ce qu’il vous faut. Je repasserai prendre le livre et ma carte plus tard donc prenez votre temps, d’accord ? »

Sans un mot de plus, il tourna les talons et disparut dans la bibliothèque. Quand il avait une idée en tête, il ne l’avait pas ailleurs. Il retourna dans le rayon où se trouvait l’escabeau tueur, l’examinant un instant avant de s’en saisir. Calé sous son bras, il le transporta hors de la bibliothèque, profitant que Clémentine était plongée dans ce qu’elle était en train de faire. Quelques personnes le dévisagèrent lors de son passage mais personne ne crut bon de l’arrêter ou de lui faire une réflexion.

De retour chez lui, il profita de l’atelier qu’il possédait à l’armurerie pour réparer l’escabeau. L’idéal aurait été d’en acheter un neuf mais cela coûtait cher et la bibliothèque n’avait sans doute pas les fonds pour ça. A défaut, il comptait bien lui rendre une seconde jeunesse. Siegfried n’était pas le parfait bricoleur mais il aimait bien ça et se débrouillait plutôt bien. Il retira les morceaux abimés et cassés et s’affaira à les remplacer. Il vérifia les jointures, s’assura que les échelons tenaient bons puis, en guise de test, grimpa dessus. S’il supportait son poids, il supporterait aisément celui de Clémentine. Une fois en haut, il s’agita un peu. L’escabeau tenait bon, c’était plutôt encourageant. Plus de risques de chute pour le moment.

Après un coup d’œil à l’heure, il constata qu’il était tard. La bibliothèque n’allait pas tarder à fermer. Il fallait qu’il se dépêche. Escabeau dans le coffre, il roula jusqu’à la bibliothèque et se hâta d’entrer avant de se pointer là où il avait laissée Clémentine. Hasard ou pas, elle était toujours là. Elle avait sans doute dû y retourner pour une autre personne. Lorsqu’elle leva la tête vers lui, il lui sourit et tapota l’escabeau.

« Presque comme neuf. Au moins vous ne risquerez plus de vous faire mal. J’aurais adoré vous rattraper à nouveau mais je ne peux pas être tout le temps là. Oh et je viens récupérer ma carte du coup ! Et le livre bien entendu. Je peux ? Je vous dois combien ? »

Il avait pris un justificatif de domicile. Juste au cas où !

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Fana des bagnoles

MessageSujet: Re: Une vache dans un magasin de porcelaine [Clémentine]  Ven 12 Jan - 10:49

« Un justificatif de domicile suffira... » Déclara Clémentine le plus solennellement possible. Il fallait dire qu'elle était toujours très professionnelle. Peut être trop parfois. Mais personne ne 'en plaignait. La jeune femme faisait tranquillement son affaire sur son vieil ordinateur, les yeux rivés sur l'écran. La demoiselle eut tout juste le temps de tourner son visage vers le jeune homme qu'il était déjà debout à lui annoncer qu'il allait revenir. Clignant des yeux, interloquée par ce soudain revirement de comportement de la part du géant blond, Clémentine ne réagit même pas. Elle était bien trop étonnée du fait qu'il parte si vite. Il était si pressé que ça d'avoir sa carte ? « Le justificatif aurait pu attendre... » Marmonna la brune en prenant le formulaire pour commencer à faire la carte. Peut être qu'il ne reviendrait pas en fait, qu'il n'avait soudainement plus envie de faire faire une carte à la bibliothèque. Ou alors il trouvait ça trop cher. Une fois la carte terminée, Clémentine la mit de côté et se leva pour aller s'occuper de ses rayons.

Il y avait une bonne heure maintenant que le jeune homme avait quitté la bibliothèque. Clémentine l'avait même oublié, trop occupée à s'occuper de son travail. La jeune femme mettait toujours beaucoup de cœur à l'ouvrage. C'était probablement pour cette raison qu'elle mettait du cœur dans son rôle de Mike la menace. Rien que de penser à son pseudo, Clémentine soupira. C'était tellement ridicule. Pourtant, sur le moment, elle avait trouvé ça super coll mais plus elle y pensait et plus elle regrattait. La jeune femme passa une main sur son visage, se mettant en quête de l'escabeau. Elle en avait besoin pour aller ranger des livres placés trop haut pour ses petits bras. Impossible de mettre la main dessus. Quelqu'un aurait il eu l'audace de voler le déchet qu'était cet escabeau ? La jeune femme en doutait tout de même. Mais, après avoir solliciter ses collègues et chercher partout, Clémentine dut se résigner. L'escabeau avait disparu. Peut être qu'il était parti se cacher pour mourir, comme un chat. Cette idée fit légèrement rire Clémentine, toute seule. Finalement, puisqu'elle ne pouvait pas encore rangé ses livres, la brune retourna à son bureau, devant son ordinateur, pour travailler.

Les yeux rivés sur l'écran, Clémentine sentit une présence près d'elle. Détachant son regard de l'ordinateur, la jeune femme leva les yeux vers la personne qui s'était approché et la fixa, étonnée de le revoir ici. Puis, elle baissa les yeux vers l'escabeau qu'il tenait dans la main. Les morceaux de chatterton avait disparu. Les pièces branlantes avaient été remplacés. En effet, il était comme neuf. Clémentine leva de nouveau les yeux vers le jeune homme, rougissant légèrement à sa réflexion. Cette fois ci, elle n'arriva pas à dissimuler un léger sourire en coin avant de baisser les yeux. « Vous auriez pu nous prévenir, nous l'avons chercher partout... » Marmonna la jeune femme avant d'attraper la carte pour la lui tendre. « Tenez, en échange je vous la fais gratuitement... » Clémentine se leva et vint récupérer l'escabeau, bien heureuse de ne plus avoir à faire attention maintenant. « La bibliothèque va fermer. Merci beaucoup de l'avoir réparé. Je vais pouvoir ranger mes livres maintenant. » Lança la brune. Elle donna son livre à Siegfried. « Vous êtes allemands ? » Demanda t-elle du bout des lèvres, craignant d'être trop curieuse.
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Une vache dans un magasin de porcelaine [Clémentine]
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