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 Une discussion s'impose ( Caleb)

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MessageSujet: Une discussion s'impose ( Caleb)  Lun 11 Déc - 13:02




Elisa & Caleb
Une discussion s'impose



Un an s'était écoulé et j'étais toujours aussi impuissante face à la détresse de mon mari. Je voyais bien dans son attitude et surtout son regard dont il allait mal, il avait du mal à remonter la pente. C'était lui qui avait retrouvé notre fils et ça avait eu plus de concéquences qu'on ne l'aurait cru. J'avais perdu ce soir-là mon fils, mon seul et unique fils que j'aimais plus que tout est en plus une partie de mon mari. On n'était plus comme avant et c'était tellement dur d'aller de l'avant sans lui à mes côtés. Oui on vivait toujours dans notre ranch, mais il passait du temps à son travail, tout comme moi à vrai dire. On se voyait le matin et le soir quand il rentrait, juste un petit baiser sur la joue, un "je t'aime " et c'est tout. Alors qu'avant on était tellement amoureux, toujours collé l'un à l'autre, amoureux comme aux premiers jours. Il se sentait coupable, je le lisais dans son regard, et pourtant j'avais tout fait pour lui dire qu'il n'aurait rien pu faire. Je m'en voulais aussi, j'aurais dut rentré à la maison plus tôt, leur dire de ne pas sortir. Mais je le gardais au fond de moi, Caleb allait déjà bien assez mal pour qu'en plus il sache que j'allais mal. Donc non, moi je jouais la femme forte pour soutenir mon mari et surtout notre fille Alexandra qui c'était retrouvé toute seule du jour au lendemain. Je faisais surtout la forte devant elle, mais une fois qu'elle était couchée et que je me retrouvais seule, combien de fois j'avais fini par pleurer dans la salle de bain sous la douche pour ne pas qu'on m'entends.

Noël approchait à grands pas et ce n'était pas la grande joie pour moi. noël voulait dire la mort de notre enfant. Donc non on ne le fêtait pas comme les autres et pourtant notre fille voulait un sapin de Noël, on n'avait pas pris le temps d'aller en chercher un, je devais en parler à Caleb, on ne pouvait pas enlever noël à notre fille. Elle voulait des cadeaux et surtout qu'on soit une famille unie et aimante surtout. C'était très dur pour elle, elle devait bien ressentir la tension qui régnait à la maison. Ce matin en rangeant sa chambre j'avais découvert un dessin qui montrait ses parents et elle contre son père et derrière un beau sapin de Noël. Puis marqué dans un coin "Je veux comme cadeau de noël , que mes parents s'aiment" J'étais tellement touché que j'en avais pleuré. Elle était comme son père et son père, toujours à garder ça pour elle. J'étais de repos aujourd'hui, j'avais demandé de prendre ma journée. Je devais essayer de faire en sorte que le vœux de notre fille se réalise, même si ça allait être dure à réaliser en quelques jours. Cela faisait depuis longtemps qu'on n'avait pas parler de Samuel. Remettre ça sur le tapis allait nous faire du mal, surtout à Caleb. J'avais demandé à mon père de garder Alexandra pour la nuit, la puce allait être contente, elle aime tellement son grand-père qui la gatte un peu de trop. Je ne sais pas quelle heure il était et encore moins quand est-ce qu'il allait rentrer à la maison. Pour m'occuper j'avais fait du rangement et la cuisine pour nous. Un an qu'on n'avait pas eu de dîner rien que tous les deux. En attendant qu'il rentre je restais assise sur le banc qui était sur le perron. J'avais une petite couverture sur moi et sous la fatigue car oui je dormais mal depuis un an, je m'endormais, heureusement il ne faisait pas trop froid.


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MessageSujet: Re: Une discussion s'impose ( Caleb)  Lun 11 Déc - 14:31

S'ignorer, passer simplement sa vie à s'ignorer pour ne pas craquer, pour ne pas s'effondrer. J'étais déjà tombé une fois, une fois de trop. Je n'avais pas sur me contenir face à son petit corps sans vie, et je n'avais pas su me contenir lorsque je dus le prendre dans mes bras. C'était mon fils, il était cruel de le traiter ainsi, il était cruel de le voir ainsi. Alors on s'ignorait, étouffant l'amour que nous avions l'un pour l'autre, évitant d'y penser, se tuant sans doute. L'on ne savait plus rien de l'autre, l'on ne connaissait plus l'emploi du temps, les congés, rien. L'on ne se connaissait plus. J'avais fini depuis près de trois heures déjà, pourtant j'étais toujours au bureau, fixant la carte en face de moi comme pour justifier le monde. Comme pour comprendre une nouvelles fois comment j'avais pu l'oublier, l'ignorer. Ce fut finalement un collègue qui me fit partir, il allait fermer l'accès au publique, il était 20 heure... Soupirant alors, j'avais fini par rentrée à la maison, voyant Elisa sur le perron alors que je n'étais même pas encore garé. Elle attendait Alex ? Non, elle était chez son père. Soupirant une bonne fois contre le volant, je finis par sortir de la voiture, claquant la portière avant de monter les marches pour découvrir qu'elle dormait. Il ne faisait pas si froid que ça, mais pas assez chaud pour faire ça. Posant une mains sur son épaule, je la secouais avec précaution jusqu'à ce qu'elle ouvre les yeux « Tu vas tomber malade, rentres. », ce que je fis pour ma part. Pouvais-je encore l'éviter ? Sans doute. Retirant mes chaussures pour les mettre à leurs places, j'enlevais mon manteau pour le poser sur le porte manteau. Glissant mes mains dans mes cheveux, je les attachais à nouveau avant d'avancer dans la cuisine. Elle avait fait à manger, à bien y regarder, elle m'attendait, tout était synonyme d'intimité. Prenant une bière dans le frigo, je quittais la cuisine pour traverser le salon et rejoindre mon bureau. Elle était rentrée, je l'avais vu du coin de l’œil, mais je n'avais pas le courage.

Avoir peur de sa femme, un mec comme moi avait peur de sa femme... M'asseyant sur mon fauteuil, je décapsulais la bière avec mon bureau avant d'allumer la télé sur la chaîne météo. Une tempête en approche... Encore une... Buvant une longue gorgée, je posais la bouteille sur la table, me relevant pour faire face à la carte. M'occuper, c'était ce qu'il y avait de mieux à faire. M'occuper sans arrêter de penser à lui. Une photo de nous quatre trônait sur le bureau et une autre de lui uniquement était épinglé au sommet du tableau en liège sur lequel trônait ma carte. J'avais fermé ma porte, je me doutais bien que si elle avait quelque chose à me dire cela ne l'arrêterait pas, mais dans le fond, j'espérais me tromper.  
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MessageSujet: Re: Une discussion s'impose ( Caleb)  Lun 11 Déc - 22:14





Elisa & Caleb
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Au début je comprenais totalement le fait qu'on se renferme sur nous, c'était normal on venait de perdre un de nos enfants, c'était dur à surmonter pour des parents. Et ça l'était encore plus pour mon mari, c'était lui qui avait retrouvé notre fils dans cette crevasse et il était resté auprès de lui toute la nuit. Ce sont des images qu'on ne peut pas oublier aussi facilement et depuis ce jour c'était tellement dur de remonter la pente. Par moments j'avais l'impression d'y arriver, je faisais un pas en avant, mais quelque temps après j'en faisais deux en arrière. Je n'en pouvais plus de cette situation qui me pesait de jour en jour. Je faisais tout pour me renfermer dans mon travail, mais parfois mes pensées allaient vers mon fils ou encore mon mari et je n'étais pas totalement concentré ce qui me faisait faire des erreurs. Plusieurs fois j'avais été convoqué par mon chef, surtout ce jour-là quand j'ai fallu mettre ma vie en danger à cause d'un manque d'attention. Mais j'avais gardé tout pour moi encore une fois, je n'avais même pas dit ça à Caleb. De toute façon on ne se parlait plus, du moins plus comme avant et c'était tellement dur à le surmonter. Au début je lui avais laissé ses distances pour qu'il puisse remonter la pente, mais j'étais là pour lui, tous les jours. Mais plus les jours passaient et plus c'était dur car j'avais l'impression qu'un gouffre s'était formé entre nous. Ce soir je voulais qu'on se retrouve et qu'on discute. Je l'avais attendu toute la journée jusqu'à m'endormir sur le perron. Je sursautais alors que je sentais des mains me secouer et quand j'ouvrais les yeux je reconnaissais Caleb, il était bien là face à moi. « Tu vas tomber malade, rentre. » Je n'avais même pas le temps de lui répondre qu'il rentrait dans la maison. Je soupirais en passant ma main sur mon visage. Je rentrais dans notre maison et il se dirigeait déjà vers son bureau comme d'habitude.

Je ne sais pas combien de temps je restais dans la cuisine. Tout le temps il allait s'enfermer dans son bureau jusqu'à tard le soir et encore une fois on ne parlait pas. Il me fuyait et je n'en pouvais plus. Je prenais sur moi pour rentrer dans son bureau doucement. Je restais dans le coin de la porte en le regardant. "Tu es rentré tard, beaucoup de travail? " J'avais vraiment besoin de lui parler, qu'on se dise quelque chose et surtout j'allais devoir lui dire pour notre fille, mais comment amener ça sur le tapis. J'avais l'impression que maintenant à chaque fois qu'on se voyait, j'avais cette boule au ventre. "Tu viens manger?"


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MessageSujet: Re: Une discussion s'impose ( Caleb)  Mar 12 Déc - 8:55

Je n'eus pas besoin de regarder à la porte pour savoir qu'Elisa s'y tenait. Les choses ne pourrait pas être évité ce soir. Quoi que j'en dise. Elle remarqua l'heure à laquelle j'étais rentrée avant de me demander si j'avais eu beaucoup de travail. Je n'avais jamais menti à Elisa, étais-ce sans doute pour cela que je l'évitais tant aujourd'hui. Je ne pouvais pas lui mentir, je ne pouvais pas. Soupirant alors, je baissais les yeux, regardant ce sol qui ne pourrait pas m'aider, mais qui pourtant était le seul que j'avais à disposition. Je seul qui pourrait s'ouvrir et m'aspirer, me faire disparaître et éviter la discussion. Reculant de quelques pas, je tendais le bras pour saisir la bière, en buvant une grande gorgée avant de souffler en réponse, « Non, j'ai fini depuis plus de deux heures... », je savais que contrairement à d'autre, elle ne penserait pas que je puisse la tromper, elle ne ferait pas l'erreur. Jamais je ne pourrais aimer une autre femme, et si je pouvais me noyer occasionnellement dans l'alcool, me perdre entre les cuisses d'une inconnue était impensable. Finissant par tourner la tête vers elle quand elle me demanda de venir manger. A deux... Sans Alexandra pour détourner nos attentions. Mais quoi faire ? Fuir réellement ? Non, je ne pouvais pas le faire. Soupirant à nouveau, j'avançais vers la porte avant de la dépasser, évitant de la regarder pour ne pas tendre une perche que j'aurais tendu. Déposant ma bière à présent vide dans la bac de verre, je prenais deux assiettes et deux paires de couverts, déposant le tous sur la table à nos places habituelles. Revenant pour prendre deux verres, je les déposais aussi avant de m'arrêter dans la cuisine, serrant les serviettes sans jamais la regarder. « Tu veux vraiment faire ça ? », pas manger, ca c'était normal, mais parler.

J'avais réussi à me convaincre que je pourrais survivre si on en parlait pas. Que je pourrais finir par oublier si on n'en parlait jamais. Ce n'était même plus utopique à ce stade, c'était un rêve éveillé. Pourtant chaque jours restaient une douleurs sourde battant dans mon torse, et l'éloignement que nous avions à présent entre nous n'était pas pour aider. Nous étions un couple unis, heureux malgré les quelques conflits que nous avions rencontré, mais jamais nous n'avions vécu ça. En même temps il était difficile d'imaginer des parents perdre aussi souvent leur enfant. C'était quelque chose que l'on ne devait pas vivre et qui pourtant nous était arriver.  
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MessageSujet: Re: Une discussion s'impose ( Caleb)  Mar 12 Déc - 10:15





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Cette situation devenait de plus en pesante pour moi. Normalement quand il m'arrivait quoi ce soit pendant une de mes missions je sais que je pouvais en parler à Caleb et lui il savait me remettre sur le droit chemin ou encore me conseiller et me remonter le moral. Mais depuis un an je gardais tout pour moi et c'était trop dur, les interventions qui se déroulaient mal je ne pouvais même plus lui en parler. J'avais besoin de lui et ce soir j'avais besoin qu'il me parle, qu'on se parle un peu, qu'on puisse se confier l'un à l'autre, on ne pouvait pas continuer comme ça. Cela faisait quand même un an quoique ça durât, comment est-ce qu'on pouvait continuer de s'aimer comme ça. Donc je venais le rejoindre dans le bureau, j'étais stressé, moi stressé face à mon mari, comment c'était possible. Et j'apprenais qu'il avait fini depuis deux heures, je soupirais. " Deux heures? D'accord...merci" Cela me faisait tellement mal au coeur de savoir qu'il ne voulait même plus rentrer à la maison, il était capable de rester boulot plutôt que de rentrer à la maison en ma compagnie. Je faisais tout pour ne rien laisser voir, mais là c'était trop dur à surmonter, j'avais envie de pleurer, mais non je continuais de faire la femme forte comme à mon habitude. N'importe quelle femme pourrait venir à croire qu'il allait voir ailleurs, mais non j'avais confiance en Caleb et je sais que jamais il ne me ferait ça, donc en aucun cas je viendrais remettre ce qu'il fait en doute. Pour le moment je me posais plus de questions sur notre couple et notre avenir. Je lui proposais de venir manger, j'avais fait un repas quand même pour nous deux. Je le laissais mettre la table alors que je mettais le repas à cuire et une fois pret je venais le rejoindre à table, j'avais cette bille au ventre qui me mettait tellement mal à l'aise. Je soupirais alors que je levais les yeux au ciel. "Je pense qu'on a des choses à dire tu ne pense pas. " Je me levais et j'allais chercher le dessin de notre fille et je venais le déposer face à lui. " Tu trouves que c'est normal ça?" Non ce n'était pas normal que notre princesse de 10 ans demande pour Noël qu'on s'aime à nouveau , comment c'était possible. Je tremblais d'énervement, de stress, enfin beaucoup trop de sentiment passait dans ma tête. Je n'osais même pas le regarder. Un an à ne plus se parler, comment est-ce qu'on pouvait ne plus se confier l'un à l'autre.


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MessageSujet: Re: Une discussion s'impose ( Caleb)  Mar 12 Déc - 10:59

Je savais que le constat de mon absence allait lui faire mal, mais je ne voulais pas transformer les choses, je ne voulais pas lui mentir. Quittant la pièce pour mettre la table, elle semblait vouloir parler. Étions nous obligé ? Oui, de toute évidence. Je sentais dans sa voix une colère que je ne connaissais pas, ou que très rarement. La même colère qui m'animait depuis un an sans doute. Elle posa alors un dessin devant moi. Le regardant presque aussitôt, je sentis mon coeur se serrer, puis se briser. Non ce n'était pas normal... Notre fille ne devait pas demander ça à noel, elle devait demander tout sauf ça. J'aimais ma femme j'aimais Elisa, mais je ne pouvais plus lui faire face. Je ne pouvais pas la regarder droit dans les yeux, lui dire je t'aime et faire semblant de ne pas avoir brisé notre vie à tout les trois. Phaedra ne pouvait pas garder les enfants et c'était moi qui avait autorisé Samuel a aller chez des amis. J'avais prit la décision, il était mort dans ma forêt. Comment j'étais censé réagir ? Si j'avais prit le temps de les déposer, si je n'avais pas ignoré la météo... Les poings serrés sur la table, bras tendu, je commençais à trembler, pas de colère, enfin si, mais c'était surtout pour contenir mes larmes. Pour contenir se qui me brisait lentement. « Je peux pas Elisa... », je ne pouvais pas en parler, pas sans devoir céder. Si je m'écroulais complètement, comment me relever ? Comment faire face ? Je ne pouvais pas. Détournant le regard du dessin, je me redressais avant de faire quelques pas en arrière accrochant mes mains dans mon cou, je me retournais enfin pour la regarder. « Il n'y a plus rien de normal dans cette famille Elisa. C'est normal de perdre son fils ? C'est normal qu'un enfant meurt avant ses parents ?! », soufflais-je avec colère. Je ne montais jamais le ton avec elle, je ne laissais jamais ma colère se déverser sur elle.

« C'est normal qu'un père ne soit pas capable de protéger ses enfants ? Comment tu veux que je te regarde en face ? Je t'aime, mais je t'ai prit ton fils Elisa ! », et ca Alex ne pouvait pas le comprendre, car même les adultes n'y arrivaient pas, car même moi je ne pouvais pas l'expliquer. Comment dire à ma fille que si son père n'avait pas été aussi stupide, elle aurait toujours son frère ? Comment dire à Elisa que j'avais fait une erreur qui lui avait prit sa chaire ? Son sang ?
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MessageSujet: Re: Une discussion s'impose ( Caleb)  Mar 12 Déc - 11:22





Elisa & Caleb
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Depuis longtemps j'avais envie d'une discussion avec Caleb, mais à chaque fois je prenais sur moi pour ne pas lui faire de mal. Car au fond je sais bien qu'il souffre, je le connais, on s'est rencontré il y a tellement longtemps que maintenant je savais comprendre ses gestes ou encore ses paroles et depuis un an il s'en voulait . Mais c'était pareil pour tous les deux, on s'en voulait , on se sentait coupable. Donc je me renfermais sur moi et je le laissais faire sa vie en espérant qu'il viendrait de lui-même me parler. Mais presque un sans rien se dire, sans se confier, c'était trop et là voir le dessin de notre fille était le déclic pour moi, on devait réagir. Je le laissais mettre la table et on n'avait même pas le temps de manger que je venais tout de suite déposer le dessin de notre fille sur la table. Je voulais qu'il réagisse, car même si j'avais tout fait pour la protéger, elle n'était pas idiote, elle avait vu qu'entre ses parents ce n'était plus comme avant et ça me faisait tellement de mal. Je me rendais compte que j'avais échoué dans mon rôle de mère. Je me rendais compte qu'il tremblait lui aussi, cette situation était trop pesante. "Il va falloir Caleb..." Je sais que s'il venait à me parler il allait surement s'effondrer, mais je ne l'abandonnerais pas, je voulais qu'il enlève toute cette douleur en lui. Je restais debout face à lui alors que je l'observais se lever, il était nerveux je m'en rendais compte, mais il devait y avoir une discussion, je devais tenir . Je fermais les yeux alors que ses paroles résonnaient dans ma tête. Il était en colère , je l'entendais et je n'avais pas l'habitude de le voir comme ça. Je n'avais pas le temps de répondre qu'il revenait parler et c'était pire pour moi. Je faisais tout pour retenir mes larmes mais c'était dur. Je venais le rejoindre pour me mettre face à lui en essayant de me calmer et surtout le calmer. "Tu ne pouvais pas savoir ce qui allait se passer ... Arrête ... Arrête de te faire du mal. De nous faire du mal." Je me sentais coupable moi aussi, à chaque fois je me disais que j'aurais pu être là avant qu'il ne parte si j'étais rentré plutôt du travail. "On ne peut pas continuer comme ça Caleb, je ne peux plus. J'ai essayé de faire la femme forte, mais regarde, je ne suis même pas capable de protéger notre fille moi non. Je n'ai pas su protéger notre fils. J'ai... J'ai besoin de toi." Je reculais de lui en prenant ma tête dans mes mains, je n'arrivais plus à faire la femme forte, on c'était trop éloigné et ça me faisait mal. Et cette discussion me faisait mal, surtout de parler de notre fils.


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MessageSujet: Re: Une discussion s'impose ( Caleb)  Mar 12 Déc - 11:41

Falloir... Non, il ne fallait pas. Ma colère commençait à me dépasser, ma colère commençait à s'exprimer. Elle s'avança sans doute pour m'aider, pour me calmer, mais je fis un pas en arrière. D'après elle je ne pouvais pas savoir, je devais arrêter de me faire du mal, de nous faire du mal. On ne pouvait pas continuer comme ça, elle ne pouvait plus. Elle avait essayé d'être forte, mais elle ne pouvait pas protéger Alexandra, elle n'avait pas su protéger notre fils. Elle avait besoin de moi. Pour faire quoi ? Pour la blesser un peu plus ? Je n'étais pas foutu de faire mon travail, d'agir comme avec les autres pour Samuel. Comment ne pas m'en vouloir ? « Phaedra avait refusé de les garder, c'est moi qui ai dit oui à Samuel pour partir en vélo, c'est moi qui ai oublié de surveiller le temps. », glissant mes mains sur mon visage, nous avions une discussion, celle que nous aurions du avoir depuis longtemps. « J'aurais du le conduire, c'était à moi de le faire.. A moi de m'inquiéter plus tôt, si j'avais cherché correctement dès le début... ». Je sentais des larmes monter dans mes yeux, mais je refusais de les laisser partir. Me laissant tomber sur une chaise, je posais mes coudes sur mes genoux, ma tête venant se cacher dans mes mains. Comment j'avais pu être aussi négligeant. Comment ? J'allais faire payer toute ma famille pour une erreur, pour mon erreur. J'avais confiance en mes enfants, mais j'avais oublié que le monde n'était pas inoffensif. J'avais oublié que des drames arrivaient. « C'était pas à toi de le protéger... C'était à moi de le faire... », j'aurais du être là... Rien de grave ne m'étais jamais arrivé, et si j'avais toujours été de bonne composition, Samuel avait hérité de sa mère. Il était fin, agile...

« Je peux pas être là pour toi Elisa, je peux pas te regarder sans penser à ce qui c'est passé, sans avoir envie de disparaître... », je ne pouvais pas la soutenir, je ne pouvais pas assurer mon rôle de père. J'étais un poids pour elle, pour qu'elle puisse avancer. Mes épaules tremblèrent légèrement, annonçant que malgré mon combat, j'avais du mal à me contenir. J'avais envie de revenir en arrière, d'éviter tout ça, de nous sauver. Mais je ne pouvais pas, je ne pouvais pas sauver ma famille...
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MessageSujet: Re: Une discussion s'impose ( Caleb)  Mar 12 Déc - 12:06





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J'avais besoin de mon mari, besoin de lui près de moi, dans mes bras, sentir ses baisers, ses caresses, tout ce qu'un couple devrait faire, mais non depuis un an il n'y avait plus ses attentions entre nous et c'est ça qui était vraiment dur pour moi à tenir. Il me manquait, mon mari me manquait j'avais besoin de lui. De me confier à lui. Mais non, alors que je voulais me rapprocher de lui pour lui montrer que j'étais là, il s'éloignait de quelques pas ce qui était encore plus dur pour moi. Comment réussir à le rassurer, le consoler, s'éloignait de moi quoi. Il me fuyait et je n'en pouvais plus, je devais contenir la colère qui était en moi, surtout à cause de ma souffrance. Je m'éloignais de lui en venant m'adosser à la table. Et je l'entendais me dire qu'il avait laissé Samuel partir, je comprenais pourquoi il s'en voulait, ça devait être dur pour lui. Mais comment je pouvais faire pour l'aider s'il ne me laissait pas l'aider. " Et c'est moi qui ne suis pas rentré à la maison, j'aurais dut rentrer plutôt pour être avec vous... Tu crois pas que ça me fais du mal d'avoir passé le boulot avant ma famille. " Et c'est ça que je gardais au fond de moi, depuis que j'étais devenu policière je me concentrais tellement dans mon travail que par moments ma famille venait après. Et ce jour-là je m'en étais tellement voulu. J'aurais dut rentré à la maison plus tôt, j'aurais été là pour Samuel, l'accompagner, et ça je l'avais tellement gardé pour moi que ça me faisais mal. Je fermais les yeux en faisaint tout pour retenir mes larmes. " Arrête... Caleb stop..." Je m'étais un peu emporté, je voulais qu'il arrête de se faire aussi mal. Je m'éloignais en faisant les cent pas dans le salon. Je tremblais de colère et de tristesse. "Tu as passé des heures dans cette forêt... Des heures, ensemble..." Toute la nuit j'étais dans cette forêt à le chercher partout, même à bout de forces, mais on n'avait pas vu cet endroit, on était passés à côté et je me voulais voulait aussi. J'étais policière, j'aurais dû le retrouver, trouver des traces, mais non. Je me sentais tellement mal depuis ce jour et faire la forte n'avait pas aidé. " On devait tous les deux les protéger... Moi encore plus, je suis sa mère... En fait je suis surement comme ma mère..." Il savait l'histoire de l'abandon de ma mère et que je lui en voulais. Que depuis que j'étais enceinte j'avais cette peur d'être une mauvaise mère et là je m'en rendais compte, j'avais abandonné notre fils.

Ses paroles me faisaient tellement mal, je comprenais mieux pourquoi il s'éloignait de moi. Mais il n'avait pas le droit de me faire ça, de m'abandonner alors que j'avais besoin de lui. " J'ai besoin de toi Caleb... Je ne peux plus faire la forte toute seule. Je n'y arrive plus, te voir dans cette maison, tu me pares à peine, il n'y a plus rien entre nous... C'est trop dur. " Je sentais les larmes coulées sur mon visage, je n'en pouvais plus. Je n'osais même plus m'approcher de lui de peur qu'il me repousse.


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MessageSujet: Re: Une discussion s'impose ( Caleb)  Mar 12 Déc - 12:28

Elle s'en voulait de ne pas être rentrée plus tôt à la maison, elle s'en voulait d'avoir fait passé son travail avant sa famille. On l'avait tout les deux fait, elle n'avait pas à se blâmer. Le ton monta aussi de son côté lorsqu'elle m'ordonna d'arrêter. J'aimerais bien, mais j'étais coupable pas elle. Mais aucun de nous ne voulait l'accepter, elle voulait me protéger, je voulais la protéger. Et j'étais persuadé d'être responsable. J'avais passé des heures, et des jours dans la forêt avec elle, mais c'était déjà trop tard, tout c'était joué des les premières heures. Elle finit alors par souffler qu'on devait les protéger ensemble, mais elle encore plus, elle était sa mère... Ses derniers mots me firent redresser la tête. Il était hors de question qu'elle pense ça... Hors de question. Elle n'y arrivait plus, elle ne pouvait plus. Me levant pour m'avancer d'un coup, je mis fin à ses rondes dans le salon, la prenant dans mes bras avant de souffler contre son oreille, « Je t'interdis de croire que tu es comme elle. Tu es une mère géniale, la meilleur qu'ils auraient pu avoir. Tu es leur héroïne, leur confidente, leurs allié. Personne ne sait les aimer plus que toi. », cela faisait plus d'un an que je ne l'avais pas prit ainsi dans mes bras, la chaleur de son corps traversant la barrière de mon pull pour rappeler à ma peau son contact. Cela faisait bien trop longtemps... Glissant mes mains de part et d'autre de son visage je repris, « Tu es la meilleure mère au monde, tu n'es pas responsable. », ses larmes trahissaient les miennes, serrant un peu plus mon coeur. J'étais en train de la détruire, je le voyais, pourtant, j'avais l'impression que mon contact pouvait la briser un peu plus. Étais-ce possible ? De toute évidence mon absence y arrivé déjà assez bien.

« J'ai été appelé alors que je ne travaillais pas, pas toi, tu étais de service, tu allais subitement arrêter de protéger la ville car je devais partir ? Arrêtes de croire que tu es responsable, je suis le seul à être à l'origine de tout ça. », soufflais-je en baissant les yeux, mes mains glissant de son visage avant que je ne m’assois sur le bord du canapé derrière moi. Je l'avais brisé, elle était en mille morceau et j'étais le seul responsable... Comment j'étais censé la regarder... Je refusais qu'elle pense être comme sa mère, jamais Elisa partirait en laissant Alexandra ici. Ca la tuerait. Je refusais qu'elle se pense responsable, j'étais l'unique responsable. Je le savais. Tout comme je savais que ce contact, bien que bref, avait su me faire revivre un instant, apportant un peu de chaleur dans le désert de glace de mon être.
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